Le site photo de Jean-Jacques MILAN


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Dites-vous bien que mon potentiel d'indignation n'a pas de limite.

 

Vous trouverez ici, entre autres, des documents d'origines variées, polémiques ou non,

avec lesquels je ne suis pas toujours entièrement d'accord

mais qui posent de vrais problèmes

et sont susceptibles de vous faire réfléchir, réagir,

ou voter autrement la prochaine fois !

 

 -  Aedes albopictus  -  Alstom  -  Aspartame  -  Association Française des Malades de la Thyroïde (AFMT)  -  La Barthelasse  -  BLACKROCK  -  Les chiats et leurs propriétaires -  Climat  -  Clochemerle en France  -  Compteur Linky  -  Cours d'eau  -  Démarchage téléphonique  -  Didier Desert  -  Empreinte carbone  -  FNSEA  -  Fonds de pension  -  Hara-Kiri n° 73  -  Soigner un hérisson  -  Infiltrés  -  Inondations  -  ISDS  -  Justice d'exception  -  Larry Fink  -  Lévothyrox  -  Libération  -  Lubrizol  -  Moustique-tigre  -  11 septembre  -  Pensée politique  -  Pénurie de médicaments  -  Perte de poids  -  Pesticides  -  Plantes médicinales  -  Valeurs perdues d'Edwy Plenel  -  Pollution  -  Porc contaminé  -  Privatisations  -  Rats  -  Réforme des retraites  -  Religions  -  Ressources en eau  -  Retraites  -  Steve, la faute du pouvoir  -  Sucre  -  Thyroïde - Vaccins obligatoires  -  Ventes d'armes  - 

 

Fouillez donc dans ce joyeux désordre et n'hésitez pas à me faire part de vos pensées intimes !

LUBRIZOL, de la catastrophe industrielle au scandale d’État

12/03/2019

 

 

Adapté de la Lettre du Vaillant petit économiste du 30 octobre 2019

 

 


« Plus encore que les bottes et les masques, il y a le mensonge, le mensonge énorme, le mensonge partout, sans doute le propre des institutions en général, mais la marque de fabrique de ce gouvernement qui, en tous domaines, l’aura porté à des sommets inouïs » [1]


 

 

Le 26 septembre dernier, vers 2 h 40 du matin, un incendie s’est déclaré à l’usine Lubrizol, près de Rouen.

 

C’est un site classé Seveso, c’est-à-dire qui nécessite un haut niveau de sécurisation car il manipule des produits très toxiques.

 


9 500 tonnes de produits chimiques ont brûlé


Mais c’est à peu près tout ce que l’on sait de manière sûre ! Nous avons tous vu ces images effroyables de colonnes de fumée noire s’élever au-dessus du brasier.





Elles rappellent les flammes qui ont dévoré Notre-Dame.
Sauf que celles-ci ont répandu, hélas, bien plus que du plomb ! 

 


Qui sème le mensonge récolte la défiance


Les pantalonnades de la com’ gouvernementale ont été caricaturales.

Premier ministre, préfet, ministres d’État ont enchaîné déclarations à l’emporte-pièce, bourdes et contre-vérités.

Un seul objectif : tenter de rassurer les populations à tout prix.

Un seul résultat : la défiance généralisée.

Un mois après la catastrophe le flou reste entier


Face aux nombreuses Fake news qui circulaient je suis resté en retrait.

Face aux grands discours de ceux qui ne possédaient aucunes données fiables, je me suis tenu à distance.

J’ai voulu me tenir au dessus de la mêlée, pour ne pas ajouter à la cacophonie ambiante.

Mais un mois après la catastrophe le nuage de fumée s’est dissipé, mais pas l’enfumage.


J’ai cherché à dissiper les écrans de fumée


Fidèle à moi-même et à l’esprit critique qui anime Le Vaillant Petit Économiste j’ai rassemblé des éléments de réflexion pour faire la lumière sur cette catastrophe.

Mieux, pour aller plus loin et vous montrer le parallèle glaçant entre cette catastrophe et d’autres événements similaires.

Les faisceaux convergent dans une direction...

Pour qu’enfin nous ouvrions les yeux  !


Prendre sa vie en main, ça commence par reprendre ses sources d’information en main.

Frédéric Duval

Le Vaillant Petit Économiste

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  • - D’où est parti l’incendie ?

  • - Quels produits ont brûlé ?

  • - Quels sont les risques pour les populations ?

  • - Quels sont les risques de pollution à long terme ?

 

Autant de questions qui restent sans réponse, après les pantalonnades du gouvernement.

 

 

Des fausses notes dans la communication des autorités

 

Dans les jours qui ont suivi la catastrophe, ministres et préfet se sont succédés dans les médias pour affirmer :

  • - qu’il n’y avait « aucun risque »
  • - que la fumée était « toxique mais pas trop »
  • - ou les odeurs « gênantes mais pas toxiques »

 

Il n'y a pas d'éléments qui permettent de penser que les fumées seraient dangereuses.

 Christophe Castaner, ministre de l’intérieur, quelques heures après le début de la catastrophe.
A ce stade les mesures n'ont pas permis de voir des polluants préoccupants.
Agnès Buzyn, ministre de la santé, le lendemain
La ville est clairement polluée.
Élisabeth Borne, ministre de l’écologie, le même jour (!)
Nous sommes à un état habituel de la qualité de l'air à Rouen.
Pierre-André Durand, préfet de Seine-Maritime, le surlendemain de la catastrophe
Elles [les fumées] ne sont pas nocives, elles sont gênantes, voilà.
Édouard Philippe, premier ministre, le 1er octobre

 

 

 

La réalité est sans équivoque

 

Pendant qu’ils disaient tout et son contraire :

  • il pleuvait de la suie noire sur toute la région,
  • et des milliers d’habitants de Rouen étaient pris de malaises et de nausées ! [2]

 

Pourquoi on n’y croit pas ?
Parce que trop de versions contradictoires nous ont été données !

 

La réaction des habitants est unanime :

 

 

 

 

Rendez-vous compte :

 

Depuis le 26 septembre, les 5 ministres qui sont venus sur place ont livré 5 versions différentes !

 

Et ça continue puisque le PDG de l’usine a déclaré vendredi dernier qu’il voulait rouvrir Lubrizol très vite, ce qui a aussitôt été démenti par la secrétaire d’État à la Transition écologique, Brune Poirson. Des ratés de com’ granguignolesques, qui seraient drôle si des vies n’étaient pas en jeu…

 

 

Un péril qui inquiète à raison

 

On ne parle pas d’une usine de bonbons !

 

Lubrizol traitait des matières hautement toxiques.

La préfecture finira par lâcher la liste (sans préciser ce qui a brûlé) :

 

 

 

 

Plus limpide tu meurs !

Je n’ai rien pu obtenir de définitif via mes sources, ce qui laisse ouvertes toutes les possibilités pour ce type de site.

En clair :

  • métaux lourds,
  • dioxines,
  • CMR (produits cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques)
  • HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques)
  • et autres joyeux cocktails…

 

 

[NDLR

Il se trouve que mon métier d'enseignant m'a conduit

à étudier d'assez près les additifs pour lubrifiants.

Les lecteurs qui voudraient en savoir plus sur ce sujet

peuvent ouvrir "mon" wikilivre de tribologie.

 

Sans ces produits, le bon fonctionnement de la plupart

des mécanismes modernes (roulements, moteurs,

boîtes de vitesses, turbines, etc.) ne serait pas assuré.

 

En temps normal, les lubrifiants et leurs additifs sont

confinés dans les carters des machines et même s'il

convient de les manipuler avec quelques précautions,

ils sont en principe peu ou pas toxiques.

 

En revanche,

PERSONNE ne sait quel cocktail diabolique peut

résulter du mélange de leurs produits de combustion.]

                                                                 Jean-Jacques MILAN

 

 

 

Deux exemples de pollution certaine en disent long :

 

1. Il est établi que des tonnes d’amiante sont parties en fumée

 

 

 

Or la préfecture, avant même de connaître les résultats des mesures de la teneur en amiante de l’air, a affirmé :

« le retour d’expérience sur ce genre de sinistre (…) montre que le risque de dispersion de fibres est limité par l’effondrement rapide de la toiture ».

Cette assertion sortie du chapeau a fait bondir l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante (Andeva) qui dénonce « une contre-vérité manifeste ».

Au contraire, Alain Bobbio de l’Andeva explique : « Portées à très haute température les plaques de toitures éclatent et libèrent des milliards de fibres d’amiante dans l’air surchauffé. Avec la chaleur, ces fibres montent et peuvent être dispersées très loin. » [3]

 

Qui en a parlé dans la presse ?

 

 

2. L’autre certitude, c’est le plomb 

 

 

La préfecture a admis qu’il y en a bien dans les fumées et les suies retombées au sol.

 

Mais elle précise d’emblée que ce plomb ne pouvait pas venir de Lubrizol parce que l’usine n’en exploite pas.

« Ils oublient de dire que c’est une usine construite en 1954, avec toute une structure recouverte de peinture au plomb » rectifie Gérald Le Corre, inspecteur du travail.

« Il y a des mensonges par omission » renchérit Alain Bobbio, comme si l’histoire était un éternel recommencement (j’y reviens).

« On ne parle ainsi que des effets immédiats ou aigus. Mais il y a surtout des cocktails de produits cancérogènes dont les effets à long terme sont absolument redoutables. »

 

Face à tant de doutes et au vu des risques le minimum eût été d’appliquer le principe de précaution, non ?

 

 

 

La porte ouverte aux Fake news

 

L’une des conséquences de ces pantalonnades est la défiance de la population échaudée.

 

La peur alimente les fake news et nourrit les rumeurs alarmistes :

 

 

 

  • Les fameux pigeons morts qui on fait le tour des réseaux sociaux et affolé nombre d’internautes étaient en réalité un cas isolé. [4]
  • Idem avec les eaux troubles : c’était un problème isolé, car les réseaux d’eaux avaient été coupés de l’extérieur par précaution [5]

 

Mais il était trop tard : le mal était fait !

 

 

Les Français en quête de vérité

 

L’enquête, elle, est au point mort :

Elle a initialement été confiée au parquet de Rouen mais celui-ci s’en est dessaisi au profit du pôle de Santé Publique du parquet de Paris. [6]

L’État a par ailleurs annoncé la mise en place d’une enquête de santé dans 215 communes juste avant ce week-end.

Elle devrait compléter celle lancée le 14 octobre dernier.

Mais élus locaux et militants écologistes estiment qu’il est déjà trop tard !

 

 

Face à une affaire aussi grave je vous propose une petite enquête.

Elle va nous mener plus loin que vous ne pourriez le penser.

Je cite toutes mes sources, que vous retrouverez au bas de cette page.

Accrochez-vous : même sans fumées vous pourriez être pris de nausées…

 

 

 

→ POMPIERS : “On était juste avec des protections de papier”

 

Plusieurs pompiers étant intervenus sur le site se sont plaints de nausées, vomissements, maux de tête, diarrhées.

« On a tous des symptômes » confie un pompier peu après la catastrophe. [7]

Un de ses collègue précise :

« L’odeur était effroyable. On pataugeait dans une flaque de 10 centimètres d’hydrocarbures. On ne ressent pas d’effets secondaires pour le moment, hormis la toux. Je suis intervenu jeudi matin à partir de 8 heures sur l’incendie à l’usine Lubrizol et aujourd’hui je tousse, comme mes collègues » [8]

Des analyses seront faites sur ces soldats du feu qui ont bravé l’incendie au péril de leur vie avec des protections dérisoires.

C’est bien ? attendez la suite…

« On me dit que mes résultats d’analyses me sont inaccessibles » confie un pompier désabusé mi-septembre… [9]

Puis lorsque mi-octobre les résultats de 6 pompiers tombent et révèlent des anomalies hépatiques, la ministre de la santé, Madame Agnès Buzyn sous-entend que c’est peut-être dû à des raisons extérieures à l’incendie sur lequel ils sont intervenus…  [10]

A-t-on jamais vu un tel niveau de cynisme ?

 

 

→ POLICIERS : des masques à gaz pour les forces de l’ordre

 

Pendant que les pompiers luttent contre l’incendie avec des protections de papier, policiers et gendarmes, eux, utilisaient leurs masques à gaz pour contenir la grogne populaire ! [8]

Ce décalage a évidemment suscité l’incompréhension totale de la population.

Un degré de plus est franchi dans la surenchère cynique.

Mais pas le dernier, hélas…

 

 

→ ÉLUS LOCAUX : la voix de populations désemparées

 

Les élus locaux sont dans le noir complet et critiquent un silence « générateur d’anxiété » [11]

Le maire de Sotteville-sous-le-Val par exemple, confiait fin septembre :

« Ce n’est pas suffisant de nous annoncer qu’il n’y a pas de “toxicité aiguë”. Parce que nous, on en déduit évidemment qu’il y a tout de même une toxicité. Mais on ne peut pas toujours être en train de deviner ce qu’on ne nous dit pas » [11]

 

 

→ PRESSE LOCALE CONTRE NATIONALE : survie contre audimat

 

Cynisme absolu des grands médias, là encore.

Avez-vous remarqué comme Lubrizol a disparu des écrans sitôt l’annonce du décès de Jacques Chirac ?

« Putain Chirac est mort. On va plus nous prendre (en direct) » lâche dans le feu de l’action une journaliste de LCI. [12]    

« C’est bon on peut décrocher » résume une correspondante de BFMTV. [12]    

 

Même pas de solidarité pour leurs collègues locaux :

L’antenne locale de France 3 a été évacuée le 27 septembre après que plusieurs salariés ont été pris de nausées et de vomissements ! 

« J’étais en salle de montage. La DRH est passée dans la rédaction pour nous dire de ne pas hésiter à aller consulter si on ne sentait pas bien. Une heure plus tard, à 11 h 20, on a reçu un mail de notre directeur régional nous demandant d’évacuer “pour préserver la santé des salariés”» [13]  

Béatrice Rabelle, journaliste à France 3, 27 septembre   

 

 

→ SOCIÉTÉ CIVILE : les “petites gens” livrés à eux-même

 

Les riches fuient la ville, les pauvres n’ont pas d’autre choix que de rester.

C’est le sentiment exprimé crûment par une habitante.

Certains hébergent leurs proches qui habitent près du lieu de la catastrophe, mais quand pourront-ils les laisser rentrer sans risque ?

Mardi 1er octobre dix camarades de sa fille ont dû être évacués de l’école primaire pour cause de migraines et vomissements.

Cette mère désemparée témoigne :

« À quoi j’expose ma petite ? A quoi l’État l’expose ? Toutes ces questions me polluent le crâne. Il nous faut des réponses convaincantes. Il ne faut pas nous endormir. La vie ne doit pas reprendre son cours aussi facilement. » [9]

 

 

→ GOUVERNEMENT : une seule réponse qui les vaut toutes

 

L’échelle de Richter s’arrête à 9 degrés de magnitude.

L’échelle du cynisme, elle, n’a pas de limite.

Quand on lui demande ce qu’elle aurait fait si elle avait été rouennaise, la porte-parole du gouvernement répond avec un cynisme proverbial :

 

Moi, je serais restée parce que je suis quelqu'un d'un peu rationnel,

j'essaie de faire confiance dans les gens qui savent, ce sont des experts (sic).

Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, au micro de Jean-Jacques Bourdin, le 3 octobre

 

 

On croirait entendre un commissaire du peuple, tout sourire, juste avant d’évacuer d’urgence sa famille de Pripiat irradiée !

 

 

Ça ne vous rappelle rien ?

 

Un État qui ment au détriment de la santé de ses concitoyens…

 

Un État qui minimise l’impact d’une catastrophe industrielle…

Ça clignote dans ma tête :

 

 

 

Certes on est loin de l’ampleur de la catastrophe nucléaire soviétique.

Mais le mécanisme est exactement le même !

 

 

Souvenez-vous…

 

On se demande aujourd’hui comment on a pu croire à cette idée ridicule d’un nuage s’arrêtant miraculeusement à la frontière.

Le fameux « STOP » présenté par Brigitte Simonetta lors du bulletin météo sur Antenne 2, seulement 4 jours après la catastrophe :

 

 

Aucun responsable politique de l’époque n’a émis la moindre mise en garde :

  • ni la ministre de la santé d’alors, Michèle Barzach,
  • ni celui de l’agriculture, François Guillaume,
  • ni celui de l’intérieur, Charles Pasqua,
  • ni même le premier ministre de l’époque, un certain… Jacques Chirac.

 

Le 6 mai, soit une semaine après le passage du nuage au dessus de la France, François Guillaume déclarait :

« Le territoire français, en raison de son éloignement, a été totalement épargné par les retombées de radionucléides consécutives à l’accident de Tchernobyl » [14]  

On croirait entendre le préfet de Seine Maritime…

 

 

En 1986 sa sainteté du corps médical rassurait les populations 

 

Aujourd’hui les médias ont gagné suffisamment d’importance pour se substituer à toute preuve scientifique.

À force de seriner les même informations en boucle 24h sur 24h les chaînes d’info parviennent à saturer nos cerveaux.

En mai 1986, on prenait encore la peine d’envoyer un médecin pour rassurer les bonnes gens que nous sommes.

 

Début mai, le docteur Pellerin était catégorique, il affirme à la télé, droit dans ses bottes :

« Ça ne menace personne actuellement, sauf peut-être dans le voisinage immédiat de l’usine et encore, c’est surtout dans l’usine que je pense que les Russes ont admis qu’il y avait des personnes lésées » [15]  

“et encore” ?!
“lésées” ?!

Que d’euphémismes, que d’affirmations sans fondements !

Ce genre de propos laisse songeur de la part d’un homme qui a prêté le serment d’Hippocrate…

 

Ce discours, porté avec assurance et autorité à l’époque, fait sourire de nos jours.

 

Et pourtant, c’est exactement le même que tient le préfet de Seine-Maritime aujourd’hui :

 

Notamment lorsqu’il affirme que les analyses réalisées « font apparaître un état habituel de la qualité de l’air sur le plan sanitaire », à l’exception du site de Lubrizol lui-même précise-t-il…

 

 

Bis repetita

 

 

 

Voilà la carte dévoilée des années plus tard.

Quelle carte de la région rouennaise verrons-nous dans 10 ans ?

 

Et encore, même cette carte sous-estime les vrais chiffres :

Des mesures effectuées en 1988 par la commission indépendante du CRIIRAD révélèrent des taux dépassant 30 000 Bq/m2 à Strasbourg et en Corse (plus de 200 fois la dose normale). [16]

En 1992, soit 6 ans après l’accident de Tchernobyl, certaines villes présentaient encore un taux supérieur à 3000 Bq/m2.

Le lait présentait par endroit un taux de contamination de 4 400 Bq/litre alors que sa vente est légalement interdite au-delà de 370 Bq/litre !

 

 

Mais à l’époque, pas un mot ne souffle en France

 

Des médecins ont tiré la sonnette d’alarme localement. Idem pour des pompiers et policiers dont les détecteurs installés dans les casernes sonnaient.

En vain.

30 ans plus tard rien n’a changé :

 

« Il est très largement peu crédible que les communications de la préfecture soient la représentation de la réalité.

Il y a certainement bien plus que ça et des dangers réels » [17]

Frédéric Poitou, ingénieur chimiste interrogé sur BFM TV, 1er octobre

 

 

« Circulez, il y a rien à voir ! »

 

Voilà le mot d’ordre des autorités.

Vous pourriez me répondre : “Ils ne savaient pas…”

Mais si ils savaient pertinemment !

Brigitte Simonetta, la fameuse miss météo de l’époque  – aujourd’hui retraitée – se justifiait ainsi :

« C’était peut-être de l’incompétence, pas de la manipulation » [11]

Bah voyons…

En 1986 l’Italie, l’Allemagne et leurs voisins prenaient TOUS des mesures de précaution :

  • - Interdiction de la consommation des produits issus des régions touchées
  • - Animaux confinés à l’étable
  • - etc

 

Je me souviens qu’à l’époque un ami alsacien m’avait alerté :
« Les infos allemandes disent que c’est grave, fais attention à ce que tu manges Frédéric ! »

Et ce n’est pas le seul exemple.

 

 

AZF : des similarités troublantes

 

 

Le 21 septembre 2001 une explosion dévaste l’usine AZF de Toulouse.

Le bilan humain sera lourd : 31 morts, des milliers de blessés !

 

Lubrizol est sans conteste le plus important accident industriel en France depuis AZF .

Et la similarité du traitement médiatique est troublante

 

En 2001 lors de l’explosion de l’usine AZF, l’air fortement pollué entraînent des symptômes irritatifs à cause des particules, NO2 et NH3, de l’ammoniac et de l’oxyde nitrique…

La encore l’État décrète que “la pollution est sans danger” et affirme aujourd’hui, plus de 17 ans après l’explosion qu’aucune pathologie toxique n’a été identifiée suite à cette catastrophe…

 

 

Mais il y a pire (ça va venir pour Lubrizol…) 

 

Dès l’après-midi du drame, le Président de la République et le Premier ministre, Jacques Chirac et Lionel Jospin, privilégient d’emblée la thèse de l’accident.

Macron s’est bien gardé de tout commentaire, mais Castaner et Edouard Philippe leur ont emboîté le pas :

 

AZF-Lubrizol, même combat : que des déclarations totalement infondées.

 

Trois jours après la catastrophe, Michel Bréard, le procureur de la République de Toulouse, va encore plus loin et déclare être sûr que les causes de la catastrophe sont accidentelles à plus de 90 %.

Rassurant, dans le contexte des attentats du World Trade Center à New York à peine 10 jours plus tôt.

 

Mais totalement dénué de fondement…

 

Le pompon ?

 

Certains médias, comme Le Figaro ou Valeurs actuelles, qui avançaient d’autres pistes que l’accident, ont été poursuivis en justice et poussés à se taire ! [18]

La thèse officielle de l’accident fait encore aujourd’hui débat (alors même que le procès s’est définitivement terminé avec la condamnation au sursis du directeur de l’usine, en 2017)…

 

 

Pourquoi ce silence assourdissant de la part de la France ?

 

  • - Incurie des autorités ou dissimulation volontaire pour étouffer une affaire dérangeante ?
  • - Comment a-t-on pu tenir de tels propos totalement décalés de la réalité ? Pourquoi une telle précipitation ?

 

Hier comme aujourd’hui la question est la même.

 

« Vieille tradition française (…) d’essayer de rassurer les populations… »

 répond Corinne Lepage, ex-ministre de l’environnement en septembre dernier. [17]

 

C’est un peu court Madame…

 

 

Raison d’État : un élément de réponse

 

En 2016 le nucléaire assure 72% de la production d’électricité française et génère un chiffre d’affaire de 50 milliards d’euros.

En 1986 on est en plein boom du nucléaire et les centrales poussent comme des champignons dans tout l’hexagone !

 

 

  •  
  • En 1986 déjà il eût été problématique pour la France de compromettre son indépendance énergétique sous la pression de la populace effrayée…
  • Pour AZF, on peut mettre en avant la peur de psychose en plein traumatisme des attentats du 11 septembre.
  • Et pour Lubrizol ?

 

 

Une catastrophe imprévisible ? NON

 

Il y a eu des antécédents :

Saviez-vous que le site de Rouen avait déjà connu un incident majeur en 1974 ? [19]

Et un autre en 1989 ?

Et l’incendie du 21 janvier 2013 ayant engendré un nuage nauséabond sur toute la région, vous étiez au courant ?

Non ?

Bon au moins vous aviez entendu parler de l’incident survenu en 2015, qui a motivé la mise en place d’un barrage sur la Seine ?

Toujours pas ?

Alors peut-être avez-vous eu vent de cet autre incendie qui a eu lieu le 3 septembre dans un autre site Lubrizol (à Oudalle, prés du Havre), 3 semaines seulement avant le grand incendie de Rouen ? [20]

Bien sûr que non.

Car aucun grand média n’a cherché ni relayé cette info, qui me paraît pourtant capitale !

 

 

Mesure prise ? L’inverse !

 

Ces précédents auraient dû entraîner un durcissement des mesures de sûreté.

 

Mais c’est exactement l’inverse qui s’est produit :

 

  • - Juin 2018 : des décrets sont publiés avec pour effet d’assouplir les critères de soumission à l’évaluation environnementale des sites classés Seveso,

 

  • - Août 2018 : loi Essoc qui retire ces évaluations à l’autorité environnementale indépendante pour la remettre au préfet.

 

  • - Janvier et juin 2019 : autorisation d’extension des espaces de stockage à Lubrizol par le préfet, avec des milliers de tonnes de produits toxiques en plus sans étude de danger ni évaluation environnementale.

 

« Le détail des augmentations de capacité obtenues en douce (avec la bénédiction du préfet) pour entasser de nouvelles saletés est vertigineux. »  [1]

Or c’est là que le feu aurait pris selon certains employés !

 

« Là il y a un vrai sujet, qui dépasse du reste Lubrizol, qui est un sujet de gestion de nos installations classées(Seveso) »   concède Corinne Lepage. [17]

C’est le moins que l’on puisse dire Madame…

 

 

Un principe de précaution bafoué au nom de leurs intérêts

 

Depuis des années, les libertés fondamentales sont suspendues les unes après les autres au nom du « principe de précaution » :

 

  • vidéosurveillance,
  • - fichage ADN,
  • - interdictions de manifester,
  • - arrestations « préventives »,
  • - lois « antiterroristes ».

 

Le principe de précaution est brandi par les gouvernants pour imposer un État autoritaire : mais pour notre santé, ce n’est pas la même musique !

 

 

Pour “notre” sécurité, on suspend les libertés

Par contre, pour notre santé, rien n’est fait !

 

 

La vie de quelques contribuables compte moins que la stabilité de leur petit système

 

  • Est-ce pour protéger un secteur hautement stratégique pour la France ?
  • S’agit-il de magouilles de la part du préfet que le gouvernement chercherait à étouffer ?
  • Est-ce par cynisme, pour protéger leurs carrières avant l’intérêt des Français ?
  • Ou simplement par pure inconséquence, bêtise, naïveté ?

 

La réponse ne m’appartient pas : l’enquête tranchera (enfin, si la justice n’est pas entravée dans son travail, comme ce fut le cas pour AZF…).

Quoi qu’il en soit aujourd’hui le résultat est là : le principe de précaution n’est qu’une mascarade pour contrôler toujours plus la population. (1)

Je ne suis pas en train de verser dans le complotisme.

Je parle simplement des vraies priorités de l’État : que vous payiez bien docilement vos impôts et les laissiez gérer…

 

 

Quand on n'a plus confiance dans sa banque on en retire l’argent

Quand on n’a plus confiance dans l’État on ne peut pas arrêter de lui payer ses impôts !

 

 

Rassurer pour mieux régner 

 

Voilà leur solution.

 

Tchernobyl, AZF, Lubrizol… Ils gèrent toujours de la même manière.

ON s’occupera du problème plus tard”

 

L’essentiel pour EUX n’est pas de s’occuper du problème.

L’essentiel c’est que ce soit encore EUX aux commandes demain.

 

Du coup tout ce qui compte c’est que nous, la populace effrayée, nous les laissions gérer, comme d’habitude.

Mais quand on a peur et qu’on manifeste pour connaître la vérité, ça ne marche plus !

 

  • - Et vous imaginez, un peuple qui cherche la vérité ?
  • - Qui demande des comptes à ses dirigeants ?

 

C’est dangereux ça !

 

 

Un relais complice : les médias

 

Dès lors comment faire pour calmer tout ce petit monde ?

 

⇒ Grâce aux médias pardi !

 

  • - Où était le devoir d’information des populations lorsqu’ils relayaient des propos totalement infondés ?
  • - Où était le “fact-checking” qui leur est si cher contre Trump ou Boris Johnson ?
  • - Où était la déontologie journalistique lorsque la mort de Jacques Chirac a totalement éclipsé Lubrizol des chaînes d’infos et des grands quotidiens ?

 

Les médias sont aujourd’hui le parfait porte-voix des autorités.

 

 

“Les nouveaux chiens de garde” du pouvoir 

 

Voilà ce que les médias sont devenus.

  • Télé
  • Presse
  • Radio
  • Médias en lignes

 

Qu’ils soient complices, manipulés ou juste cyniques, ils sont tous totalement biaisés.

Ce phénomène empoisonne nos démocraties jusqu’à la moelle.

Et d’ailleurs, de quelle démocratie parle-t-on sans peuple informé et souverain ?

 

 

Il n’y a plus de débat en France

 

Il y a des camps qui :

 

  • - Déversent leur dogme,
  • - Cherchent à imposer leurs vues
  • - Et n’hésitent à diaboliser l’adversaire pour parvenir à leurs fins

 

Pour avoir raison et faire passer leur agenda ils ne reculent devant RIEN :

 

  • - Mentir,
  • - Déformer les faits,
  • - Omettre des éléments essentiels

 

 

C’est le mal de notre siècle

 

Ce phénomène n’a fait que grandir.

Ces personnes se trouvent aujourd’hui dans toutes les strates de la société :

 

  • - La presse généraliste et les chaînes de télévision reçoivent directement de l’argent de l’État et des groupes privés et sont donc à leur solde.

 

  • - Les États du Monde (USA, Russie, Chine, Qatar, etc.) financent leurs propres médias de propagande.

-

  • - Les partis politiques sont engagés dans une course au pouvoir et vous mentent sans AUCUNE HÉSITATION pour y accéder.

 

  • - Même le système éducatif n’est plus objectif et fait de la propagande auprès de ses élèves.

 

 

Nous sommes au cœur d’une véritable

 

 

 

 

Que vous le vouliez ou non, vous êtes pris au milieu de cette guerre de l’information.

Vous êtes la raison même de cette guerre.

Chaque camp de cette bataille n’a qu’un seul but : vous empêcher de réfléchir par vous-même.

Ils ne cherchent pas à vous convaincre en faisant appel à votre raison, en cherchant votre adhésion réfléchie.

Non.

Ils cherchent à vous persuader en jouant sur vos émotions, vos peurs, vos frustrations ou vos espoirs.

C’est à ces gens-là que vous faites confiance ?

 C’est à ces gens là que vous confiez vos retraites ?
    Votre santé ?
    Votre avenir et celui de vos enfants ?


Le problème derrière ce sentiment d’impuissance

S’il ne s’agissait que de débat ce ne serait pas grave.

Mais le souci c’est que derrière Lubrizol, AZF ou Tchernobyl, c’est votre avenir et celui de vos enfants qui est en jeu.

Derrière les débats de sociétés c’est la société de demain qui se joue.

 
Le risque d’escalade

Aujourd’hui une personne qui boit plus d’un verre par jour est taxée d’alcoolisme.

Ce qui commence par « attention, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé » peut très bien se finir par une interdiction pure et simple comme ce fut le cas lors de la prohibition aux Etats-Unis !

Le risque c’est que l’État finisse par tout contrôler et imposer un modèle de citoyen parfait dans une société complètement normée.

Vous croyez que j’exagère ?

Saviez-vous que la Chine est en train d’expérimenter en ce moment même une application de « gouvernance sociale » qui lui permet de noter ses citoyens ?

Elle est facultative et en fonction de votre note vous êtes aujourd’hui récompensé mais à partir de 2020 elle devrait être obligatoire et des sanctions pourront être appliquées en cas de mauvaise note !

 
Mais ce n’est pas une fatalité

RIEN ne vous force à continuer d’être le butin d’une guerre qui vous dépasse.

Il est possible de s’informer et de réfléchir par soi-même.

Il est possible de devenir un acteur dans cette lutte de manipulateurs et d’idéologues.

Reprendre le contrôle de VOTRE vie et vous imposer devient une nécessité VITALE.

Ce combat pour la raison, nous le menons tous les jours chez Vauban éditions.

 

 

 

 

Sources :

[1] https://blog.mondediplo.net/detruire-le-capitalisme-avant-qu-il-ne-nous

[2] https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/incendie-d-un-site-seveso-a-rouen/en-images-pluies-noires-et-nuages-de-suie-inquietent-les-habitants-apres-l-incendie-de-l-usine-lubrizol-de-rouen_3633673.html

[3] https://actu.fr/normandie/rouen_76540/lubrizol-lassociation-nationale-defense-victimes-lamiante-va-deposer-plainte_28311022.html

[4] https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/incendie-d-un-site-seveso-a-rouen/des-oiseaux-sont-ils-morts-a-rouen-apres-l-incendie-de-l-usine-lubrizol_3634995.html

[5] https://www.facebook.com/watch/?v=2416022568610787

[6]   https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/lubrizol-un-mois-apres-le-flou-persiste-a-rouen-7799343002

[7]  https://www.youtube.com/watch?v=D-Kn7V2vVB8&feature=youtu.be

[8]

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/rouen/apres-incendie-lubrizol-rouen-population-s-interroge-devant-gendarmes-equipes-masques-gaz-1729037.html

[9]  https://www.liberation.fr/france/2019/10/01/rouen-on-me-dit-que-mes-resultats-d-analyses-me-sont-inaccessibles_1754843

[10]   https://www.liberation.fr/checknews/2019/10/24/lubrizol-buzyn-a-t-elle-vraiment-declare-que-les-pompiers-etaient-peut-etre-deja-malades_1759502

[11]   https://www.liberation.fr/checknews/2019/11/05/tchernobyl-la-meteo-nationale-a-t-elle-truque-des-cartes-en-1986-comme-l-affirme-jean-pierre-pernaut_1755981

[12]    https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/a-rouen-le-desinteret-soudain-des-medias-nationaux-pour-l-incendie-de-lubrizol-passe-mal-BB15634353

[13] https://www.ouest-france.fr/normandie/rouen-76000/incendie-de-l-usine-lubrizol-rouen-des-salaries-pris-de-nausees-les-locaux-de-france-3-evacues-6539658

[14] https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/incendie/incendie-d-un-site-seveso-a-rouen/apres-tchernobyl-les-autorites-francaises-ont-elles-vraiment-pretendu-que-le-nuage-radioactif-s-etait-arrete-a-la-frontiere_3641381.html
vrai parcours du nuage : https://www.youtube.com/watch?v=lwxNfy79gl4

[15] https://www.youtube.com/watch?v=iXPXHoi6A9M

[16] http://ecolo.org/documents/documents_in_french/Thernobyl-France-03.pdf

[17]   https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/lubrizol-pourquoi-douter-0110-1190877.html

[18]  http://www.seuil.com/ouvrage/azf-un-silence-d-etat-marc-mennessier/9782020976299

[19] https://www.alternative76.fr/2019/09/26/incendie-de-l-usine-lubrizol-contexte-bilan-et-témoigages/

[20] https://www.liberation.fr/checknews/2019/10/01/est-il-vrai-qu-un-incendie-s-est-declenche-le-3-septembre-dans-un-autre-site-lubrizol-pres-du-havre_1754646

 

 


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