Le site photo de Jean-Jacques MILAN


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Humeurs

 

Cette page a été créée très récemment et elle évoluera au fil... de mes humeurs, justement.

 

Pour l'instant il n'y a pas de lien interne permettant d'accéder directement à un paragraphe, mais cette fonction devrait être bientôt en service chez siteW.

 

Dites-vous bien que mon potentiel d'indignation n'a pas de limite. Fouillez donc dans ce joyeux désordre et n'hésitez pas à me faire part de vos pensées intimes !

 

     Rubriques :

 

Action de groupe contre les GAFAM  -  Casseurs  -  Catastrophe  -  Chiats  -  Chômage  -  Compteur Linky  -  Déchets, dossiers opaques  -  Démarchage téléphonique  -  Double langage  -  Gaza  -  Médiapart - Soigner un hérisson  -  Notre-Dame des Landes  -  Rats  -  Religions  -  Réseaux "sociaux"  -  Secret des affaires  -  Semences

 

Citations diverses

Action de groupe contre les GAFAM :

 

(Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft)

Leurs contrats sont illicites : en démocratie, personne ne peut vendre ses libertés fondamentales.

Ainsi, le droit interdit désormais qu'un service soit rémunéré par des données personnelles.

 

Pour s'informer et agir c'est ICI !

Casseurs :

 

C'est triste à dire, mais à force de tout verrouiller, de museler toute pensée non conforme, d'étouffer tous les scandales, le "libéralisme", autre nom du capitalisme le plus sauvage et le plus inhumain, conduit tout droit au chaos et aux pires violences. On se rendra peut-être compte un jour que les casseurs, ceux qui s'en prennent aux biens représentatifs d'un système pourri jusqu'à la moelle, et notamment aux biens des sociétés multinationales, utilisent dès à présent le seul moyen qui restera bientôt aux citoyens pour agir efficacement.

Catastrophe :

 

L'humanité court à la catastrophe ? Non !

 

Sans s'en rendre compte, elle vit la catastrophe, en ce moment même, et depuis déjà plusieurs décennies !

  • L'extinction d'un nombre incalculable d'espèces animales, végétales et autres n'est pas "remise à une date ultérieure", elle se produit sous nos yeux.
  • L'obsession du développement, de la production de "richesses", du "progrès", de l'"innovation", de la sacro-sainte croissance, conduit les crétins qui "dirigent" le monde à l'appauvrir chaque jour un peu plus.
  • Partout dans le monde, sournoisement ou par la violence, les restes de la démocratie sont anéantis par les régimes autoritaires, voire dictatoriaux, et par les obscurantismes religieux, promus par les mêmes crétins.
  • Les meilleures terres agricoles, notamment celles qui constituaient la ceinture maraîchère de presque toutes les grandes villes, ont fait place à des lotissements ou disparu sous le bitume des parkings des supermarchés ; les autres, victimes des pesticides et de la monoculture, sont de moins en moins fertiles et ne peuvent fournir des récoltes que grâce à l'épandage de quantités croissantes d'intrants chimiques.
  • Les déchets de plastique ont fini par former un "6e continent" dans l'Océan Pacifique. On estime que la masse de plastique dans les océans est aujourd'hui supérieure à celle des poissons...
  • L'explosion des inégalités ne peut que déboucher sur des crises sociales, voire sur des guerres civiles. Le patrimoine professionnel de Bernard Arnault, l’homme le plus fortuné de France selon le classement 2017 du magazine Challenges , vaut 46,9 milliards d’euros. Il faudrait à un smicard 2,6 millions d’années pour gagner cette somme. Et encore, il ne s’agit que de son patrimoine professionnel. (Observatoire des inégalités)
  • etc., voire entre autres dans les différentes rubriques ci-dessous.

 

Einstein avait raison : "Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue."

 


Les chiats et leurs propriétaires :

 

Non, ce n'est pas une phôte de phrappe, ni d'hortograffe, juste un signe d'exaspération.

 

Ce dimanche 6 mai 2018, en sortant dans mon jardin, je vois dans l'herbe une petite châtaigne. Un bébé hérisson, plus exactement, manifestement pas très vaillant. Pas normal, à 10 h du matin, d'autant que la mère n'est pas là.

 

Et en regardant mieux, un peu plus loin, je trouve deux autres bébés hérissons, morts, couverts de mouches, éventrés à coups de griffes. J'ai hésité à les prendre en photo pour vous les montrer, mais non, décidément, je n'ai pas pu, c'était trop horrible. J'ai recueilli le survivant du carnage ; il porte de sérieuses griffures, je fais de mon mieux pour le soigner, mais hélas sans grand espoir.

 

Je suis aujourd'hui hors la loi, puisque je n'ai pas le droit de détenir un animal sauvage. Il vaudrait sans doute mieux que je le laisse crever légalement sous mes yeux, sans rien faire. Et si par extraordinaire il survit, les "autorités" sont en droit de venir le tuer chez moi, comme elles le font de temps à autres pour des chevreuils ou d'autres animaux recueillis par des particuliers...

 

Voir plus loin "Soigner un hérisson".

 

Le 6 au soir, la maman hérisson fait désespérément le tour du jardin mais je ne peux pas lui rendre le petit : il est imprégné de mon odeur et elle le rejetterait ou pire, le mangerait.

 

Le 7 au matin, le bébé est toujours là, bien en vie, serré contre sa bouillotte. Il n'est pas sevré, je n'ai pas ce qu'il faut pour l'alimenter. Je décide donc de l'emmener à Audenge au centre de sauvegarde de la Ligue de Protection des Oiseaux, où il est pris en charge aussitôt, avec apparemment de bonnes chances de survie.

 

Le 7 au soir, la maman tourne encore dans le jardin...

 

Ceux qui "possèdent" des chiats devraient comprendre deux choses :

  • contrairement aux propriétaires de chiens, ils imposent leurs bêtes aux voisins : personnellement, je ne peux plus cultiver mon potager sans tout recouvrir de grillage. Les chiats ne respectent rien, grattent partout, prennent mes semis ou ma véranda pour les chiottes municipales, etc., c'est insupportable.
  • le chat forestier (Felis sylvestris) ne gaspille pas la nourriture, il a déjà beaucoup de mal pour se nourrir. Mais les chiats domestiques sont des animaux dénaturés, souvent mieux nourris et mieux soignés que beaucoup d'humains. Ils tuent plus probablement par instinct que par plaisir : les oiseaux, les grenouilles, les lézards et aujourd'hui les bébés hérissons, tout y passe. Ils tuent, mais comme ils sont déjà gavés, ils ne mangent pas ce qu'ils ont tué. Les chiats ne sont évidemment responsables ni d'être ce qu'ils sont, ni de leur pullulation. Les irresponsables sont ceux qui croient être leurs "maîtres" et surtout les propriétaires d'"animaleries", qui se font des couilles en or tout en provoquant un désastre écologique, notamment dans les zones périurbaines.

 

Trop, c'est trop !

 

23 mai : le bébé hérisson a eu beaucoup de chance ; il est toujours nourri au biberon au centre de sauvegarde de la LPO à Audenge, et il va bien. Dans une semaine ou deux il sera sevré. Je n'ai pas fait le déplacement pour rien !

 

Australie : la plus grande barrière du monde contre les chats

Entourant 9 400 hectares, soit quasiment la surface de Paris, une clôture de 44 kilomètres de long a été installée dans la réserve de Newhaven, en Australie. Haute de 1,8 mètre, équipée de 85.000 piquets et de 130 kilomètres de barbelés, elle est destinée à protéger les espèces endémiques comme le mala (aussi appelé lièvre wallaby à lunettes), le rat-kangourou ou le numbat.

Le terrible ennemi à éloigner ? Le chat. Depuis son introduction sur l'île il y a deux siècles, ce prédateur aurait déjà causé la disparition de 20 espèces natives et tue chaque minute plus de 2 000 animaux endémiques. En 2015, le gouvernement a donc engagé un plan massif d'éradication de deux millions de chats à l'horizon 2020. (Futura-Sciences)

 

Voir aussi : Les chats sont nuls pour attraper les rats mais ils déciment la vie sauvage

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/chat-chats-sont-nuls-attraper-rats-mais-ils-deciment-vie-sauvage-73030/#xtor=EPR-17-[QUOTIDIENNE]-20181003-[ACTU-Les-chats-sont-nuls-pour-attraper-les-rats-mais-ils-deciment-la-vie-sauvage]

Chômage :

 

Le plein emploi est le principal ennemi des profits capitalistes, c'est l'une des premières choses que l'on apprend dans les écoles de gestion.

 

Les gouvernements "libéraux" affirment tous leur volonté de réduire le chômage, avec le succès que l'on sait.

 

Cherchez l'erreur !

Compteur LINKY

 

Le saviez-vous ?

 

  • L’Allemagne a purement et simplement annulé le déploiement des compteurs communicants pour les particuliers, les réservant aux entreprises et aux gros consommateurs d’énergie.  Sept autres pays européens ont eux aussi renoncé au déploiement de compteurs "intelligents" type Linky : Belgique, République Tchèque, Lituanie, Lettonie, Slovaquie, Portugal, Slovénie.

 

  • Les compteurs électriques sont la propriété des communes. Qui va payer la facture (5 à 8 milliards d'Euros...)  ? Le consommateur, évidemment, pas ENEDIS !

 

  •  Est-il raisonnable de mettre au rebut les 35 millions de compteurs actuels, qui sont en parfait état de marche, et dont la durée de vie est 5 fois supérieure au Linky ?

 

Bien d'autres questions se posent !

 

Mon voisin Bernard LE BOT a rédigé une synthèse extrêmement bien documentée sur ce nouveau compteur et m'a autorisé à la publier (PDF 3 Mio). Je ne saurais trop vous conseiller cette saine lecture, vous pouvez télécharger le fichier ICI.

 

20 mai 2018, quelques informations supplémentaires ici : https://stoplinkyblc.blogspot.fr/2018/04/lempire-enedis-contre-attaque-grace-la.html

Déchets, dossiers opaques :

 

Je ne mets pas de lien dans les rubriques ci-dessous mais votre moteur de recherche préféré (pourquoi pas Qwant ?) vous conduira sûrement aux documents qui vous permettront de vous forger une opinion personnelle.


  • Stocamine : enterrement, dans des conditions désastreuses, de divers déchets chimiques pas vraiment sympathiques dans une ancienne mine de potasse à Wittelsheim (Haut-Rhin). Risque, voire certitude, de pollution de la plus grande nappe phréatique d'Europe. Un incendie s'y est produit voici quelque temps...

 

 

                                          Société nucléaire, société policière !

 

Citation : "L’Observatoire du nucléaire dénonce la nomination au poste de premier ministre de M. Édouard Philippe qui n’est en rien le personnage "modéré" que la communication macronienne tente de mettre en scène. Bien au contraire, M. Philippe a les mains très sales, ou plutôt… radioactives. En effet, lorsqu’il travaillait pour la multinationale atomique Areva, il a participé à de sombres manœuvres dans les coulisses uranifères de la Françafrique."  (origine : Observatoire du Nucléaire)


  • Belleville-sur-Loire : projet de création d'une gigantesque piscine pour le stockage de déchets radioactifs.


  • Projet Areva-Malvésy à Narbonne : traitement dans un four alimenté par du charbon des effluents stockés dans les bassins d’évaporation de l’usine, contenant des métaux et des radionucléides (350 000 m3) ; rapports scientifiques mettant en évidence l’importance des émissions atmosphériques de ce procédé (équivalentes à celles d’un incinérateur), doublées d’émissions de radionucléides ; le procédé retenu, unique au monde, n'a jamais été  testé avec les effluents concernés.

 


Démarchage téléphonique :

 

Comme on pouvait s'y attendre, Bloctel est un fiasco.

 

Le premier souci de la personne qui vous appelle est d'engager la conversation. C'est pourquoi, après avoir vérifié votre nom et s'être présentée (souvent de façon à peu près incompréhensible), elle commence par vous poser une question : êtes-vous bien propriétaire, retraité, avez-vous reçu la lettre (généralement fictive) que nous vous avons envoyée, etc.

 

Ne répondez surtout pas, dites simplement que vous ne répondez à aucune question par téléphone et si on vous demande pourquoi, recommencez !

 

En général les choses en restent là.

 

La personne qui vous appelle fait un boulot de merde et elle le sait ; en plus, elle est sous la domination d'un ou une garde-chiourme. Restez donc poli(e) et souhaitez-lui une bonne journée ou une bonne soirée en prenant congé. Inutile de lui infliger une triple punition !

Double langage :

 

Les exemples donnés ci-dessous ne constituent pas une liste limitative !

 

Nous sommes gouvernés par de grands démocrates mais...

  • Les députés de la majorité présidentielle ne font que voter servilement les textes pour la plupart scélérats qui leur sont soumis par le gouvernement. Ceux des oppositions sont réduits au silence et je me demande même pourquoi ils continuent de siéger dans cette assemblée croupion, où de toute évidence ils perdent leur temps...

 

Nous sommes gouvernés par de grands écologistes mais...

  • La prévisible dénaturation de la Loi Littoral est... en marche !

La loi littoral a vraiment permis de freiner le bétonnage des côtes depuis près de trente ans mais elle a toujours embêté certains élus. Des amendements déposés par des députés En Marche permettraient de construire plus facilement au bord des mers ou des lacs. Les associations de protection de l'environnement sont inquiètes. Avec la loi littoral actuelle, les élus locaux n'ont aucun pouvoir. Il y a des règles, que les préfets veillaient à appliquer, comme l'interdiction de construire à moins de 100 mètres des côtes. Au-delà c'était possible, mais uniquement dans les bourgs ou les villages existants, jamais dans les zones désertes. Les amendements déposés cassent ce principe ; ils permettraient aux élus d'adapter la loi littoral et de rendre constructibles des endroits qui ne l'étaient plus.

Bonjour le béton !

  • Bonjour les cyanures en Guyane !

L'arrêté du 24 août 2017(1) a introduit une véritable régression du droit environnemental, en opposition à la loi sur la reconquête de la biodiversité, tout particulièrement pour la Guyane. En effet, jusqu'alors, les normes de rejets en cyanures applicables aux installations classées, portaient sur les cyanures totaux. Depuis lors, la même valeur limite d'émission a été fixée mais en regard des seuls cyanures libres (qui ne sont qu'une petite partie des cyanures totaux). Ainsi, l'arrêté de août 2017 a introduit un "droit" à rejeter davantage de cyanures totaux dans l'environnement. On peut estimer à 5 fois la quantité potentiellement rejetée.
Il est crucial que le texte actuellement en consultation (Jusqu’au 13 juin 2018) rétablisse la situation d'autant que le motif qui a présidé à cette modification tout à fait volontaire (remplacement du code SANDRE 1390 par 1084) ne peut être assimilé à une coquille et que l'exposé des motifs soumis au public, encore une fois, durant la torpeur estivale est totalement silencieux. Si le sujet peut sembler anecdotique pour certaines régions françaises, il est fondamental pour la Guyane où cette subtilité de code SANDRE se traduira en dizaines de tonnes supplémentaires de rejets miniers de cyanures totaux ! (origine : Cyberaction 1013 )

 

Nous sommes gouvernés par de grands amis des animaux mais...

AUCUN des amendements en faveur de la minoration de la souffrance des animaux "de boucherie" n'a été adopté par l'Assemblée Nationale ce triste 27 mai dernier..

  • L’interdiction des abattages sans étourdissement préalable : REJETÉE
  • L'obligation d'installer une surveillance vidéo dans les abattoirs: REJETÉE
  • L’interdiction des fermes-usines : REJETÉE
  • L’interdiction de broyer vivants les poussins mâles et les canetons femelles : REJETÉE
  • L’interdiction des cages pour les poules pondeuses : REJETÉE
  • L’interdiction des cages pour les lapins : REJETÉE
  • L’interdiction de couper la queue et de castrer à vif les porcelets : REJETÉE
  • L'interdiction du gazage des cochons au dioxyde de carbone : REJETÉE
  • L'interdiction de l’étourdissement des volailles par électronarcose : REJETÉE
  • L’encadrement de la durée de transport, notamment maritime, d’animaux vivants : REJETÉE
  • Les fédérations de chasseurs vont être financées par les Agences de l'eau...

Au détour de la loi de finances 2018, nos députés se sont rendus complices des chasseurs dans leur hold-up des agences de l’eau. L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) est un établissement public tout entier consacré à la chasse. À tel point que depuis la loi sur la chasse de 2003 (Roselyne Bachelot), son Conseil d’administration est aux mains des fédérations de chasse. Comme les autres établissements publics en charge de la biodiversité, il devait intégrer l’Agence Française de la Biodiversité . Mais les chasseurs avaient obtenu de François Hollande qu’il reste en dehors de l’agence. Il est donc toujours géré par les fédérations de chasse. Fragilisant de fait l’Agence Française de la Biodiversité qui se devait d’être l’outil pour limiter l’érosion de la biodiversité qui n’en finit pas de se dégrader. Dans la stratégie des chasseurs, il y a un hic. Et il est de taille. Historiquement, l’ONCFS était intégralement financé par la redevance cynégétique (taxe fiscale dont les chasseurs s’acquittent chaque année). Comme le nombre de chasseurs est en baisse constante, le budget de l’établissement fait de même. Mais pas son train de vie.
Aussi, depuis une quinzaine d’année c’est le ministère de l’Écologie qui compense le déficit. Et année après année, le déficit empire plus encore. Il a donc été proposé aux députés de faire compenser ce déficit de plus en plus abyssal (30 à 37 millions prévus pour 2018 !) par... les Agences de l’Eau ! Autant d’actions pour améliorer la qualité des eaux et des milieux humides qui seront reportées, voir annulées. Autant de collectivités territoriales qui verront des actions, indispensables à leurs territoires , à leurs populations et à la vie aquatique, repoussées aux calendes grecques. Les associations de protection de la nature et de protection animales, regroupées au sein du Collectif du 21 septembre, demandent expressément :
- Que les budgets des Agences de l’Eau soient intégralement consacrés à des mesures pour la qualité de l’eau et des milieux aquatiques.
- Que des dispositions soient rapidement prises pour que l’ONCFS intègre enfin l’Agence Française de la Biodiversité.

 

Nous sommes gouvernés par de grands amis du patrimoine naturel et architectural français mais...

  • La destruction du site historique des serres et du jardin botanique d'Auteuil est en cours, voir le dossier ICI.
  • Les destructions d'espaces naturels se poursuivent, y compris pour agrandir des écoles de parasites, voir ICI.

 

Nous sommes surtout gouvernés par de grands amis du fric et là, il n'y a pas de "mais".

 

(à suivre)

Gaza :

16 mai 2018

Francis Perrin, Vice-Président d'Amnesty International France, indique : "Le droit international est très clair, il y a le concept de légitime défense. On ne peut utiliser des armes de guerre et des balles réelles pour tirer sur des personnes, que s'il y a une menace directe et imminente pour les policiers et militaires impliqués ou en vue de protéger d'autres personnes. Lorsque des personnes sont à plusieurs centaines de mètres d'une frontière, ce n'est pas une menace imminente. Lorsque des personnes agitent des drapeaux palestiniens et qu'on leur tire dessus, ce n'est pas une menace imminente. Lorsque des personnes s'éloignent en courant et qu'on leur tire dans le dos, ce n'est pas une menace imminente. Donc clairement, il y a une nouvelle fois de la part d'Israël violation des normes internationales les plus élémentaires."

 

A propos, que fait la Cour Pénale Internationale ?

Lettre publiée sur le site du club  Médiapart (Ermler)

Edwy Plenel,

Où sont passées vos valeurs ? Où sont vos indignations, vos protestations, vos combats ? Il s'est passé, il y a cinq jours, un fait grave dans une démocratie républicaine et vous n'en dites rien ! Vous vous taisez ! 

Les faits les voici  : un mouvement politique d'opposition, légal, représenté à l'assemblée nationale a été l'objet, de bon matin, de QUINZE perquisitions simultanées ! Tous ses ordinateurs saisis, tous ses documents, fichiers aux mains de la police. JAMAIS, dans toute l'histoire de la république un parti politique n'avait été victime d'une opération d'une telle ampleur ! JAMAIS ! C'est totalement inédit et vous ne dites rien ! Ni indignation, ni protestation, pas même un étonnement ! 

Nous sommes, vous et moi, de la même génération. Imaginez-vous qu'une opération pareille ait pu se dérouler du temps de de Gaulle , de Pompidou, de Giscard - par exemple au Parti Communiste ou au PS - sans qu'immédiatement tout ce que ce pays compte de démocrates sincères, de progressistes - et vous le premier !- ne se lève vent debout ? Mais non ! de telles choses n'étaient même pas envisageables à cette époque, aussi "fachos" que ces pouvoirs nous semblaient alors !  Aujourd'hui, une limite a été franchie. Toutes les données, documents, listes d'adhérents, de sympathisants, de donateurs, jusqu'au documents privés les plus intimes sont dépouillés, scrutés, analysés par la police. Toute la vie d'un mouvement politique d'opposition est en possession du pouvoir. Jamais on n'avait vu ça, jamais ! Et pour quel crime gravissime, pour quelle menace pour la république une telle mesure aussi exceptionnelle est elle prise ? Pour d'hypothétiques "irrégularités financières", pour de supposées "surfacturations"... sur un compte de campagne pourtant validé par une commission !

Et vous, monsieur Plenel, vous ne dites rien. Rien ne vous choque ? Un mouvement politique d'opposition est traité comme un gang du grand banditisme, comme une organisation terroriste pour un simple soupçon de surfacturations et vous, lanceur d'alerte intransigeant, démocrate sourcilleux, vous ne levez pas même un sourcil ! 

Vous vous taisez mais vous laissez écrire vos collaborateurs, ce qui vous engage. Or, qu'écrivent vos collaborateurs ? Soulignent-il seulement le caractère inédit, totalement disproportionné de cette opération ? A peine. Tout juste concède-t-on que les liens entre le parquet et le pouvoir posent un problème qu'il faudrait résoudre un jour. Point. Pour le reste tout est à charge contre ... le perquisiteur ? Non. Contre le perquisitionné ! Le scandale, ce n'est pas l'abus manifeste et totalement disproportionné d'un pouvoir, même agissant légalement, le scandale, le vrai, le seul, c'est les hurlements de Mélenchon, c'est un doigt qui s'agite, une main qui se pose sur un substitut, des expressions républicaines trop antiques, trop hugoliennes pour être comprises par les ignorants de notre époque. Le scandale c'est la colère d'un homme et ses excès, sans que l'on se donne même la peine d' interroger les raisons, la source et peut-être la légitimité de cette colère. Voilà où en est arrivé Médiapart en l'an 2 de l'ère Macron. En attendant, monsieur Arfi "enquête". On en a vu les premiers résultats...

Tout ceci est grave, monsieur Plenel. Grave pour la démocratie, grave pour Médiapart, grave pour vous. Vous pouvez ne pas aimer un homme politique, vous pouvez ne pas être en accord avec l'orientation politique de son mouvement, mais cette hostilité ne peut pas vous faire oublier votre devoir. Or le devoir le plus élémentaire d'un homme libre, d'un démocrate, d'un journaliste citoyen aurait été de protester contre l'absurde disproportion d'une opération qu'on ne devrait même pas croire possible dans une démocratie. La haine, la détestation d'un homme a-t-elle rendu Médiapart aveugle ? Aveugle  au point de voir la poutre là où est la paille et la paille là où est la poutre ? Aveugle au point d'en oublier ses principes, ses valeurs fondamentales, au point de se renier soi-même ? 

Monsieur Plenel, vous ressaisirez vous ?

Soigner un hérisson :

 

Le hérisson est un animal nocturne, essentiellement insectivore, et très apprécié des jardiniers car il mange beaucoup de bestioles nuisibles aux cultures. Si on le rencontre en plein jour, c'est qu'il a un problème.

 

Premier geste à faire si l'animal est manifestement en détresse : il faut le rentrer dans la maison pour le protéger des mouches. Si elles ont eu le temps de pondre sur lui, bonjour la galère ! Le mieux est de le mettre dans une boîte en carton, au calme, et dans un endroit obscur. Si c'est un très jeune, encore trop petit pour réguler lui-même sa température, il faut impérativement le réchauffer au contact d'une bouillotte, quelle que soit la saison. Une bouteille pleine d'eau tiède et bien bouchée fait l'affaire, on couvre le pensionnaire et la bouteille avec un isolant : vieux drap, serpillère propre et sèche, etc.

 

Attention : le lait de vache et le pain sont des poisons pour les hérissons !


Si le pensionnaire est sevré, le plus simple est de lui offrir des croquettes pour chats, de préférence au poulet, et un peu d'eau.

S'il n'est pas sevré, les choses se compliquent : à part le lait spécial pour élever les chatons au biberon, il n'y a guère de solution. On peut tout de même tenter de lui donner un peu de fromage de chèvre frais, dilué dans de l'eau.

 

En cas de blessure, ne pas utiliser les désinfectants usuels, ils pourraient l'empoisonner.

 

Un appel au centre de soins le plus proche (LPO ou autre) permet d'en savoir plus sur la conduite à tenir.

Inondations :

 

Un jour, un de mes étudiants, ivre de fatigue après une nuit de bizutage, s'est endormi sur sa table pendant un de mes cours. J'ai dit aux autres, eux aussi en triste état, que leur collègue devait rêver d'être une rivière. Perplexité de l'assistance...

 

C'est que les rivières peuvent suivre leur cours sans sortir de leur lit !

 

Mais on apprend régulièrement que tel ou tel cours d'eau est sorti de son lit... c'est du moins l'idiotie que répètent en boucle presque tous les journalistes.

 

Évidemment non, quel que soit son débit, un cours d'eau coule toujours dans son lit, c'est-à-dire là où le flot peut perdre de l'altitude aussi vite que possible, conformément aux lois de la physique ! Et bien sûr, plus la perte d'altitude est rapide, plus la vitesse du courant est importante et plus on déplore de dégâts.

 

  • Les Anciens n'étaient pas à l'abri des erreurs et des mauvaises estimations mais ils prenaient grand soin de ne pas établir leurs bâtiments trop près des cours d'eau ou des zones susceptibles d'être atteintes par les marées. Lorsqu'il était inévitable d'avoir de temps en temps "les pieds dans l'eau", on habitait les étages. Aujourd'hui, des crétins autorisent les constructions dans les "zones inondables", c'est-à-dire dans le lit des rivières, de préférence des maisons de plain-pied, si possible avec un sous-sol.

 

  • Le remembrement a supprimé les haies qui non seulement abritaient une faune très riche, mais permettaient aussi de freiner le ruissellement de l'eau lors de pluies importantes. Ainsi, les crues étaient moins brutales, l'érosion des terres agricoles était moindre et l'infiltration de l'eau dans le sol permettait un renouvellement plus efficace des nappes phréatiques. De même, l'écoulement brutal des eaux est favorisé par le bétonnage et le goudronnage des immenses parkings et autres zones industrielles ou commerciales qui ont remplacé les cultures maraîchères à la périphérie des villes.

 

  • En "redressant" et en endiguant trop étroitement les cours d'eau petits ou grands, on détruit les frayères qui permettent la reproduction des poissons et on augmente la vitesse d'écoulement de l'eau, ce qui favorise les crues brutales.

 

Pas grave tout ça, "l'assurance paiera" ; c'est-à-dire, évidemment, les couillons d'assurés, vous et moi.

Notre-Dame des Landes :

 

Motion du Conseil National de la Protection de la Nature sur la nécessité d’une agriculture non intensive respectant la biodiversité remarquable du site de Notre-Dame-des-Landes

"Le CNPN s’est à plusieurs reprises penché sur le patrimoine biologique exceptionnel du site de l’ancien projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en tant que l’un des très rares bocages relictuels en France (120 m de haie/ha), préservé du remembrement pendant plus de 50 ans, et la quasi impossibilité de compenser ses fonctions écologiques et ses habitats naturels lors du projet d’aéroport, en tant que zone humide issue d’anciennes landes oligotrophes *, ne supportant pas l’intensification agricole et notamment les apports d’engrais.

Le secteur de Notre-Dame-des-Landes est à ce titre identifié comme « réservoir de biodiversité » dans le Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE) de la région Pays-de-la-Loire, avec 146 espèces protégées présentes, dont 10 sont inscrites à l’annexe II de la Directive européenne Habitats-Faune-Flore, ainsi que 11 Habitats d'Intérêt communautaire, justifiant la désignation de zones spéciales de conservation pour leur préservation. Plusieurs populations de vertébrés sont d’importance régionale, notamment pour le Campagnol amphibie, le Lézard vivipare, le Triton marbré, le Triton de Blasius et la Grenouille agile (plus importante population de France). Plusieurs dizaines d’espèces nouvelles d’invertébrés ont été inventoriées pour le département de Loire-Atlantique et pour la région Pays-de-la-Loire dont 5 qui n’avaient jamais été répertoriées en France.

Le CNPN s’inquiète de l’éventualité de voir tout ou partie de l'écosystème original de Notre-Dame-des-Landes confié à l’agriculture intensive, ce qui ne manquerait pas de porter atteinte à ce patrimoine naturel exceptionnel. Il conviendrait au contraire de privilégier un système de polyculture-élevage faisant une large place à l’agro-écologie et à l’agriculture biologique, en concertation avec les organismes de protection de l’environnement et les services dédiés des Ministères de la Transition Ecologique et Solidaire et de l’Agriculture.

Le CNPN considère que cette zone a les capacités de porter un projet territorial conjuguant production économique adaptée aux enjeux écologiques et conservation de la biodiversité, constituant de fait un « Territoire engagé pour la biodiversité », tel que le soutient l'Etat, valant exemple et expérimentation."

Motion adoptée à l’unanimité des membres présents, lors de la réunion du CNPN plénier du 26 avril 2018

 

* Un milieu oligotrophe (du grec oligo, « peu », et trophein, « nourrir »), est le contraire d'un milieu eutrophe. C'est un milieu particulièrement pauvre en éléments nutritifs. Quand le milieu est moyennement riche en nutriments, il est dit mésotrophe.

Rats :

 

Les rats (il y a plusieurs espèces très différentes) ont mauvaise réputation.

 

Ils jouent pourtant un rôle écologique très important car ils participent, au même titre que les mouches et les champignons, au nettoyage de la planète.

 

Le rat brun, ou surmulot, ou rat d'égoût (Rattus norvegicus), est particulièrement intelligent ; il peut aussi devenir un animal de compagnie particulièrement affectueux. On ignore généralement que ce travailleur de l'ombre aide les égoutiers, par exemple en consommant les bouchons de graisses qui se forment dans les canalisations.

 

Le journal Sud-Ouest titrait récemment sur l'invasion des rats. Erreur, Monsieur le journaliste, les rats ne pullulent jamais ! Le peuple des rats, comme d'ailleurs le peuple des renards, est beaucoup plus sage que le peuple des hommes. Lorsque les ressources alimentaires viennent à manquer, les rats arrêtent de faire des bébés. Mais évidemment, lorsque leur habitat est détruit par les bulldozers, ils doivent déménager et deviennent plus visibles.

 

Les hommes, eux, ne voient pas plus lin que le bout de leur nez.

Croissez et multipliez, dit la Bible. Les autres religions ne sont pas en reste. Vous vous rappelez la guerre du Kosovo ?

 

Pendant combien de temps encore va-t-on continuer à subventionner la surpopulation ?

Religions

 

 

Croyants ou crédules, c'est pareil, n'oubliez jamais cette gravure de Goya :

El sueño de la razón produce monstruos

Le sommeil de la raison produit des monstres

 

Comme des milliers de petits Français, j'ai cru jadis aux fables que l'on m'enseignait au catéchisme.

 

Je voudrais malgré tout vous parler du curé de mon village, l'Abbé Jean-Marie Philippot. C'était "un type bien", obligé probablement d'entrer dans les ordres par tradition ou obligation familiale plutôt que par vocation, toujours prêt à aider ses paroissiens en toutes choses, y compris pour des soins infirmiers. Il avait son franc-parler et n'hésitait pas à lever le coude en bonne compagnie, de préférence autour d'un jeu de tarot. Il joua également, je l'ai appris par la suite, un rôle important dans les réseaux de Résistance.

 

Était-il vraiment croyant ? Pas sûr...

 

Pour l'anecdote il y avait dans la commune Jean-Marie noir, le curé, et Jean-Marie blanc, le boulanger.

 

Vers neuf ans, une vilaine maladie m'a conduit à effectuer des séjours dans plusieurs hôpitaux, où j'ai vu des horreurs qui restent à jamais gravées dans ma mémoire. Je suis sorti de cette mauvaise passe au bout d'un an, convaincu que le "bon" dieu dont on m'avait conté la légende et les mérites était en fait, à supposer seulement qu'il existe, un être fondamentalement sadique, abject et détestable à tous points de vue. J'ai définitivement perdu la foi à cette époque.

 

Cela n'a pas empêché l'Abbé Philippot de m'enseigner le latin pendant les grandes vacances de 1955,  j'ai pu ainsi passer d'une classe de 6e en Cours complémentaire (les collèges ruraux de l'époque) à une classe de 5e "Pilote" au Lycée Carnot à Dijon. Cet homme cultivé partageait volontiers son savoir, il était estimé de tous et je me devais de profiter de ces quelques lignes pour lui rendre hommage.

 

 

Je fais miennes ces quelques pensées :

 

  • Je suis inculte, car je n'en pratique aucun, et insecte, car je me méfie de toutes (Raymond Queneau)

 

  • L'homme a cherché Dieu et pour son malheur il a trouvé les religions (Théodore Monod)

 

  • Doutez de votre foi ! (le contrepéteur de service)

 

Et à propos du pari de Pascal, les premiers mots qui me viennent à l'esprit sont "imposture" et "lâcheté".

Réseaux "sociaux" :

 

J'ai goûté un temps à Facebook, à ses débuts. J'ai vite compris de quoi il s'agissait, et j'ai eu beaucoup de mal à me désinscrire. Il paraît que c'est plus simple aujourd'hui, je n'ai pas testé.

 

Une seconde et très brève expérience avec LinkedIn s'est terminée de la même manière, mais plus facilement.

 

Jamais deux sans trois ? C'est bien sûr hors de question pour moi, ne perdez pas de temps à m'inviter.

Secret des affaires :

 

La proposition de loi instituant le secret des affaires sera soumise le 24 mai 2018 à la Commission Mixte Paritaire. Elle est dénoncée par 53 organisations (syndicats et associations) et 23 sociétés de journalistes qui ont interpellé Emmanuel Macron le 16 avril dernier. Pour empêcher que le secret devienne la règle et les libertés des exceptions, les organisations signataires exigent que le champ d’application du secret des affaires soit restreint aux seuls acteurs économiques concurrentiels. Malgré cette lettre ouverte, la pétition signée par plus de 550 000 personnes et de multiples demandes de rendez-vous, Emmanuel Macron n’a pas répondu.

 

L’enjeu est pourtant de taille : la proposition de loi remet en cause les principes républicains et permet aux entreprises de poursuivre journalistes, syndicalistes, lanceurs d’alerte, ONG voire simples salariés pour détention ou révélation de secrets d’affaires. La Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) vient d’ailleurs d’appeler à la restriction du champ d'application de la loi aux seuls acteurs économiques concurrentiels.

 

La coalition renouvelle son interpellation du Président de la République et des parlementaires : la Commission mixte paritaire du 24 mai doit permettre d’amender en ce sens la proposition de loi de façon à garantir le respect des libertés fondamentales et de l’intérêt général.

 

17 mai 2018

D’ici quelques jours, les lobbies des plus grandes multinationales pourront déboucher le champagne : la loi préparée depuis plus de sept ans dans le secret des couloirs de la Commission européenne sera adoptée par les parlementaires français. Elle permettra aux grandes entreprises d’attaquer en justice toute personne (journaliste, scientifique, ONG, simple citoyen lanceur d’alerte…) qui aura osé révéler au grand public leur secrets inavouables, mêmes illégaux.

Malgré les mises en garde de la Commission consultative des droits de l’Homme (CNCDH) qui dénonce l’« atteinte à la liberté d’information et d’expression » induite par cette loi, qui « fait primer les enjeux économiques sur la liberté d’expression et le droit à l’information du public »…

… Malgré les 550 000 citoyens mobilisés derrière la pétition #StopSecretdAffaires…

 … Et en dépit du rassemblement historique des journalistes, des avocats et des organisations de la société civile, unis d’une seule voix derrière une tribune commune diffusée dans des dizaines de journaux nationaux… (3)

… Les parlementaires français sont sur le point d’accorder aux lobbies l’une de leurs plus grandes victoires sur les citoyens et l’intérêt général : le droit, écrit noir sur blanc et défendu par la justice, de museler tous ceux qui s’intéressent de trop près à leurs affaires. Quel journaliste, chercheur ou citoyen oserait se lancer dans la divulgation d’informations concernant ces entreprises, lorsqu’il trouvera en face de lui des armées d’avocats brillants et surpayés qui plaideront pour des amendes colossales qu’il paiera toute sa vie - et peut-être même la prison en plus ? Désormais, par la terreur ou l’intimidation, les plus grandes multinationales feront régner la loi du silence…

… Silence sur les nouvelles molécules déversées dans les champs, qui causent des ravages irréversibles sur les abeilles, les oiseaux, les sols, les nappes phréatiques, l’environnement et la santé des agriculteurs…

… Silence sur les milliards d’euros cachés dans des comptes offshores pour échapper à l’imposition en France, en Belgique et ailleurs…

… Silence sur les tests thérapeutiques qui tournent mal, sur les effets secondaires parfois mortels de médicaments pourtant autorisés, sur les métaux lourds, les perturbateurs endocriniens, les OGM, les vaccins, les tests sur les animaux…

… Vous n’aurez droit qu’à l’information officielle des entreprises qui fabriquent ou commercialisent les produits – et vous devrez les croire sur parole !

C’est la dernière étape d’un plan minutieusement préparé depuis plus de sept ans par les lobbies, avec la complicité des autorités européennes à qui ils ont dicté quasiment mot pour mot cette loi, pour s’assurer que plus aucun scandale comme le Médiator, les tueurs d’abeilles, LuxLeaks ou Panama Papers ne puisse éclater à l’avenir.

                     (origine : Pollinis)

 

25 mai 2018

Hier, une poignée de députés et de sénateurs français ont adopté définitivement la loi des lobbies pour réduire au silence toute personne qui s’apprêterait à révéler un scandale compromettant sur leurs activités.

 

Grâce à cette loi obtenue après des années de lobbying feutré auprès des institutions européennes, les grandes multinationales et banques d’affaires pourront traîner en justice – avec de lourdes sanctions financières à la clef :

 

-  les journalistes d’investigation pour les empêcher d’enquêter sur leurs affaires, même les plus douteuses ;

 

- les scientifiques qui analysent les effets désastreux des produits de l’agrochimie ou de médicaments des grands laboratoires pharmaceutiques, pour bannir toute autre étude scientifique que celles qu’ils financent eux-mêmes ;

 

- les ONG comme POLLINIS qui dénoncent auprès du grand public les effets désastreux de leurs produits sur les abeilles et l’environnement ;


- et même les simples citoyens qui sont confrontés, dans leur vie personnelle ou professionnelle, à des pratiques moralement indéfendables de ces entreprises, et qui décident de tirer la sonnette d’alarme.


Il n’y a désormais plus aucun recours sur le plan politique pour faire barrage à cette victoire écœurante des lobbies sur la liberté et le droit fondamental des citoyens d'être informés. Mais il reste une lueur d’espoir :


Grâce aux dons des membres de POLLINIS, et de toutes les personnes qui ont répondu « présent » à notre appel, nous avons fait travailler dans l'urgence un cabinet d’avocats spécialisé dans le droit constitutionnel...

... pour préparer un recours devant le Conseil constitutionnel, garant des droits et libertés fondamentaux protégés par la Constitution - notamment la liberté d’expression et la liberté de la presse, qui sont de toute évidence bafouées par la nouvelle loi des lobbies !


Le dossier est prêt. Il est tout à fait possible qu’il réussisse à convaincre les sages de se prononcer contre l’application telle quelle de cette loi en France. Mais pour saisir le Conseil, la demande des citoyens ou des ONG, ne suffit pas. Seuls les parlementaires ont ce pouvoir. C'est pourquoi je fais appel à vous aujourd'hui : Nous devons à tout prix convaincre, dans les jours qui viennent, 60 députés de déposer ce recours de façon formelle et officielle.

 

Pour écrire à votre député, c'est ICI :

 


 

 

 


Semences :

 

16 mai 2018

Un amendement a été déposé par certains députés. Il vise à permettre de vendre librement, en dehors du carcan du "catalogue officiel", des semences de variétés paysannes, appartenant au domaine public, à des utilisateurs non professionnels, jardiniers amateurs pour la plupart.

Cet amendement vient ainsi réhabiliter les milliers de variétés de semences qui nous été confisquées, il y a plus de 60 ans, par une législation abusive, qui protège les intérêts commerciaux des géants de l’industrie agrochimique et semencière. Cette législation, en effet, a fait disparaître, en moins d’un siècle, 90% des variétés traditionnellement utilisées par les paysans, selon la FAO.

Cet amendement est fondamental : il concerne la sauvegarde du patrimoine vivant et culturel de notre pays.

Violence :

 

Celui qui voit un moustique se poser sur ses bijoux de famille comprend tout de suite que la violence ne peut pas résoudre tous les problèmes du monde...

Citations diverses :

 

  • Hannah Arendt  :

Les mots justes trouvés au bon moment sont de l'action.

 

  • André Breton :

Il n'est pas admissible que la pensée soit aux ordres de l'argent.

 

  • Michel Charasse :

La bourse est un endroit où les riches se volent entre eux, il ne faut surtout pas que les pauvres s'en mêlent.




  • Entre le fort et le faible, c'est la liberté qui opprime et la loi qui libère (Henri Lacordaire)

 

  • Les amis de la vérité sont ceux qui la cherchent et non ceux qui se vantent de l'avoir trouvée (Nicolas de Condorcet).

 

  • Le silence des pantoufles est toujours plus redoutable que le bruit des bottes ...

 

  • Tu es le lien que tu tisses avec les autres (Albert Jacquard).

 

  • S'occuper des choses les plus sérieuses du monde n'est possible qu'à condition de comprendre aussi les choses les plus dérisoires (Winston Churchill).

 

  • Le sommeil n'est pas un lieu sûr (Jean Cocteau).

 

  • Lorsque tout le monde pense la même chose, c'est que personne ne pense beaucoup (Walter Lippmann).

 

  • Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts (Isaac Newton).

 

  • Le golf, c'est un trou avec des cons autour (Jean-Marc Reiser).

 

  • La fonction du milieu n'est pas de former l'enfant mais de lui permettre de se révéler (Maria Montessori).

 

  • Ceux qui aiment marcher en rang sur une musique : ce ne peut être que par erreur qu'ils ont reçu un cerveau, une moelle épinière leur suffirait amplement (Albert Einstein).

 

  • Pour être un membre irréprochable parmi une communauté de moutons, il faut avant toute chose être soi-même un mouton (Albert Einstein).

 

  • « Il faut aimer la solitude pour être photographe. » Raymond Depardon