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Nouvelle page

 

L'abondance des documents disponibles m'a conduit à établir une liste de liens

que je me suis efforcé de classer sur cette page :

Annales

 

Histoire d'une pandémie annoncée

04/26/2020

Le point de départ de cet article est un texte qui m'a été aimablement communiqué par mon Ami Michel Plante, que je remercie vivement pour cet important travail. Je l'ai complété et nous le mettrons à jour au fur et à mesure des événements. La liste est actuellement très incomplète, chaque jour apportant son lot de découvertes...

 

Nous sommes au début du 21e siècle. La mondialisation bat son plein. En vrac, mondialisation rime de plus en plus avec agglomérations tentaculaires, surexploitation et dilapidation des ressources naturelles, extinction des espèces, accumulation des richesses pour quelques uns, paupérisation galopante pour les autres, privatisation des biens publics, pollution généralisée de l'eau, de l'air, des terres, spéculation, compromission des dirigeants, abstention des électeurs, fusion des glaciers, émigration massive, régression sociale, persécution des journalistes d'investigation et des lanceurs d'alerte, etc., etc.

 

Ici ou là, des voix s'élèvent, mais on ne les écoute pas.

Le fric, l'égoïsme, l'indifférence, l'abrutissement par la télévision et la publicité...

 

 

Quelles que soient vos opinions sur Bill Gates,

regardez cette conférence. Elle date de 2014...

https://youtu.be/6Af6b_wyiwI

 

 

 

18 mai 2019 : on manque de lits dans les services mais le plus vieil hôpital de la capitale va être partiellement cédé au promoteur Novaxia pour un montant de 144 millions d'euros.

 

Décembre 2019 : une banderole d’hospitaliers manifestants disait : L’État compte les sous, on va compter les morts. Nous y sommes.

 

2020 arrive

 

21 janvier : Le risque d’introduction du virus en France est faible, mais il ne peut pas être exclu, dit la ministre. De ce constat naîtra un

« en même temps » médical qui deviendra un leitmotiv. D’un côté, on accepte l’idée qu’il y ait un risque, mais de l’autre on rassure.

Notre système de santé est bien préparé, affirme encore Agnès Buzyn.

 

23 janvier : Agnès Buzyn fait état de 600 cas de contaminations confirmés en Chine et de 17 décès.

 

27 janvier : Jérôme Salomon [directeur général de la Santé depuis le 8 janvier 2018] en annonce 2 886 et 81 décès. Deux jours plus tard, ce chiffre monte à 6 000 cas et 132 décès. En France, alors que trois Chinois ayant séjourné à Wuhan sont pour la première fois hospitalisés, le discours reste le même. Tous les cas repérés hors de Chine ont un lien avec la Chine, explique Jérôme Salomon le 27 janvier. Ce ne sont pas des cas qui se développent hors du foyer chinois.

 

27 janvier : Nous bénéficions en France d’un test rapide qui va être disponible de plus en plus largement sur le territoire dans les prochains jours, explique Jérôme Salomon. On recommande le port du masque pour les personnes malades. Et on recommande des équipements de protection pour les soignants lorsqu’il y a des gestes à risque. Mais il n’est jamais fait mention d’une possible pénurie.

 

28 janvier : Jérôme Salomon signale un cas en Allemagne. Le 30 janvier, on en recense aux États-Unis, au Japon, au Vietnam et à Taïwan. Le 4 février, apparaissent ce que l’on appelle des cas tertiaires, en Allemagne et à Singapour. On ne le mesure pas encore, mais la chaîne de contamination commence à devenir incontrôlable, et elle le deviendra partout dans le monde. L’optimisme reste cependant de mise. La ministre dispose d’une étude de l’Inserm qui modélise une possible diffusion du virus en Europe. En France, le risque d’une arrivée du Covid 19 est évalué entre 5 et 13 pour cent.

 

29 janvier : le directeur général de la Santé précise que les tests sont disponibles dans trois hôpitaux (Bichat, l’Institut Pasteur et les Hospices civils de Lyon). Le lendemain, Marseille est ajoutée à la liste. Le 4 février, ils sont disponibles à Bordeaux et Cayenne. Le 21 février, ce sont 34 sites qui sont opérationnels, avec toujours le même discours rassurant. Le 23 février, Olivier Véran, qui vient de succéder à Agnès Buzyn, annonce : Dans les hôpitaux de Paris, nous allons pouvoir être largement en mesure de répondre aux demandes, quelles qu’elles soient, de réalisation de tests.

 

30 janvier : l’OMS déclare l’urgence de santé mondiale.

 

2 février : on comptabilisera 14 600 personnes infectées et 362 décès mais on se veut toujours rassurant. Les cas enregistrés, précise-t-on, ont toujours un lien avec la Chine.

 

7 février : le Dr. Li Wenliang est décédé du coronavirus. Médecin à l'hôpital central de Wuhan, il fut l'un des premiers à avoir alerté, fin décembre, sur les dangers du nouveau coronavirus. Il avait été arrêté le 1er janvier pour « propagation de fausses rumeurs » ; il est considéré aujourd'hui, en Chine, comme un héros.

 

16 février : Agnès Buzyn, démissionnaire de son poste de ministre de la santé, remplace Benjamin Griveaux comme tête de liste pour les élections municipales à Paris. On murmure qu'Emmanuel Macron, convaincu qu'elle serait incapable de gérer la crise qui s'annonce, aurait sauté sur l'occasion pour s'en débarrasser. Elle n'aura pas laissé beaucoup de bons souvenirs, sauf chez les marchands de vaccins, et pas plus le personnel des hôpitaux publics que les malades de la thyroïde ne la regretteront.

 

21 février, Jérôme Salomon précise : Le directeur général de l’OMS a demandé aux pays de se préparer à un risque épidémique. Et il ajoute, La fenêtre d’opportunité pour endiguer l’épidémie en Asie se réduit de jour en jour. La question des stocks de masques disponibles n’est cependant toujours pas abordée.

 

23 février : Olivier Véran assure que la France est prête à affronter l'épidémie de coronavirus. Entretenant cette fiction de préparation, le gouvernement a promis pendant trois semaines, aux professionnels (médecins, hospitaliers, pharmaciens, soignants des EHPAD, pompiers, policiers...), des équipements de protection basiques, à commencer par les masques, qui ne sont jamais arrivés, ou au compte-gouttes.
Nous allons faire le nécessaire pour que (les professionnels de santé) puissent disposer de masques adaptés à chaque situation, dans un marché qui s’est tendu au plan international. Le ministre annonce : Nous allons travailler avec les entreprises productrices de masques FFP2 sur le sol français, et nous passons une commande de masques en quantité. À cet instant, on peut donc en déduire qu’une commande vient, ou va être passée.

 

semaine du 24 février : près de 2000 fidèles évangélistes s'étaient réunis au sein de l'église "la Porte Ouverte" de Mulhouse, dans le Haut-Rhin. Quelques jours plus tard, plusieurs dizaines de cas étaient décomptés et à l'heure actuelle, des dizaines de victimes sont à recenser dans la ville alsacienne.

 

25 février : Éric Caumes, le chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital de la Salpêtrière disait encore que, lorsque le virus arriverait chez nous, peut-être on se rendra compte que la maladie n’est pas si grave que ça.

 

26 février : Olivier Véran tente de rassurer quant à la propagation du coronavirus Covid-19 en France, assurant que l'on sait expliquer [les contaminations] par un voyage, ou par un contact avec une personne qui a été elle-même contaminée.

 

26 février : Un premier Français, un homme de 60 ans, est décédé après avoir contracté le coronavirus, a annoncé ce 26 février le ministère de la Santé. Pourtant, il n'a pas voyagé dans une « zone à risque », où circule activement le virus.

 

 

26 février : le match de Ligue des champions entre l'Olympique lyonnais et la Juventus de Turin est maintenu alors que l'épidémie fait rage en Italie, 3 000 supporters italiens sont attendus. Il nous semble qu'une mesure visant à interdire aux supporters visiteurs d'assister à ce match de football pourrait permettre de limiter considérablement les risques de propagation, écrivent les députés du Rhône Thomas Rudigoz, Jean-Louis Touraine et Danièle Cazarian dans une lettre adressée mardi au ministre et diffusée mercredi sur Twitter.

 

28 février : Olivier Véran annonce 20 nouveaux cas d’infections en une journée, portant le total à 38 en France.

 

2 mars : Véran incite à envoyer les enfants à l’école.

 

2 mars : Avis du Conseil scientifique COVID-19 : parmi les Mesures de protection à l’échelle individuelle : Renforcement des mesures barrières pour se protéger soi-même et protéger les autres, en s’assurant de la disponibilité des moyens type gels hydro-alcooliques et masques chirurgicaux pour les populations.

 

3 mars : 191 cas avérés de coronavirus en France. Pour l'instant, ce dont on est sûr, c'est que les personnes infectées par le SARS-CoV2 décédées sont plutôt âgées de plus de 60 ans, ont des antécédents cardiaques ou respiratoires, ou sont immunodéprimées, explique Élise Klement-Frutos [médecin spécialiste des maladies infectieuses et tropiales]. Elle continue : La mortalité du CoViD-19 est bien plus faible, de l'ordre d'1 à 2 %, selon les dernières statistiques.

 

5 mars : Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, apparaît auprès des douanes dans un aéroport. Il ne faut pas céder à la panique. Ni affolement, ni légèreté: la vie continue», twitte-t-il avec une vidéo le montrant avec les Douanes françaises contrôlant des bagages de vols en provenance notamment de Singapour et d’Hanoï. Le gouvernement est pleinement mobilisé face au coronavirus, insiste-t-il, bien que les douaniers seraient bien en peine de trouver le coronavirus en fouillant des valises à la main.

 

5 mars : Anne Hidalgo a reproché à Agnès Buzyn d'avoir démissionné du gouvernement et quitté son poste de ministre de la Santé en pleine crise du coronavirus. Télétravail et sécurisation des dispositifs vitaux de la ville... malheureusement vous n'êtes plus au ministère pour surveiller tout ça, a raillé la maire de Paris avant d'interroger la candidate LREM sur son départ. Réponse immédiate d'Agnès Buzyn : Parce que je veux être maire. L'échange ne s'arrête pas là puisque la maire de Paris lui rétorque que deux jours avant son annonce de candidature, Agnès Buzyn avait fait part de sa volonté de rester au gouvernement

 

6 mars : Macron : Il ne faut pas, sauf pour les populations fragiles, modifier les habitudes de sortie.

 

6 mars : depuis quelques jours, la France est devenue un nouveau foyer aigu de contamination, avec plus de 200 cas et quatre morts.

 

6 mars : selon un classement publié par l’École de santé publique de l'Université américaine Johns Hopkins (JHU), le pays de Pasteur arrive seulement 11e quant à sa capacité à faire face à une pandémie, tandis que les États-Unis caracolent en tête.

 

7 mars : Macron incite les Français à aller au théâtre.

 

8 mars : Macron affirme que l’hôpital est préparé.

 

8 mars. Un journaliste : Est-ce que c’est dangereux d’aller travailler dans des entreprises de plus de mille salariés ? Réponse de Madame la ministre Pénicaud : Non (LCI)

 

8 mars. Bruno Le Maire : J’invite tous les salariés des entreprises qui sont encore ouvertes à se rendre sur leur lieu de travail. (BFMTV)

 

9 mars: depuis le passage en phase 2 de l'épidémie de coronavirus, des supermarchés voient leurs rayons vidés par des consommateurs en quête de réserves.

 

9 mars : Macron se balade sur les Champs-Élysées.

 

 

11 mars. Sibeth Ndiaye critique le confinement italien. L'Italie a pris des mesures qui n'ont pas permis d'enrayer l'épidémie.

Michela Marzano, philosophe, professeure des universités à Paris et ancienne députée italienne, a également réagi de façon véhémente sur Twitter : D’où vous permettez-vous ? Comment osez-vous ? Savez-vous que l’OMS recommande à la France de prendre des mesures comme en Italie ? , s’emporte-t-elle. (L'Obs)

 

11 mars : Macron :  Nous ne renoncerons à rien, surtout pas à rire, à chanter, à penser, à aimer, surtout pas aux terrasses, aux salles de concert, au fêtes de soir d’été, surtout pas à la liberté.

 

12 mars : on ferme les écoles.

 

12 mars 2020 : discours d'Emmanuel Macron.

1492 : Christophe Colomb découvre l'Amérique -  2020 : Macron découvre le service public (Fabien ROUSSEL, Twitter).

 

13 mars. Dans une allocution télévisée en direct de l’Élysée ce jeudi 12 mars, Emmanuel Macron a ordonné la fermeture à partir de lundi, et jusqu'à nouvel ordre, des crèches, des établissements scolaires et universités. Les annonces ont pris de court toute la communauté éducative qui tente de s'organiser dans une journée de flou absolu.

 

13 mars : la décision de suspension des visites en Ehpad, prise mercredi 11 mars par le gouvernement, crispe un secteur qui craint les conséquences affectives et psychologiques pour les personnes âgées d’une telle mesure appliquée sans aménagements.

 

14 mars : le premier ministre annoncer un début de confinement général.

 

14 mars : après l'interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes ce vendredi 13 mars, nouvelle étape drastique pour tenter d'enrayer l'épidémie de Covid-19, la France se met progressivement à l'arrêt.

 

15 mars.  Véran : Portez un masque uniquement sur recommandation médicale. Sauvez des vies, restez chez vous. (Twitter)

 

15 mars : contre toute logique, le premier tour des élections municipales est maintenu, le nombre considérable des abstentions interroge sur la validité des résultats.

 

16 mars : Agnès Buzyn n’est arrivée qu’en troisième position à Paris et sans attendre les directives de La République en marche (LRM) ou l’annonce du report du second tour, a annoncé ce lundi qu’en raison de la situation sanitaire et dans les hôpitaux, elle se retirait du jeu. C’est ma part de liberté, de citoyenne et de médecin. L’avait-elle donc perdu, ce libre arbitre, durant son aventure électorale ? Ses propos le laissent deviner. Depuis le début je ne pensais qu’à une seule chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade. La dernière semaine a été un cauchemar. J’avais peur à chaque meeting. J’ai vécu cette campagne de manière dissociée. Le mot dit tout. A-t-on jamais gagné une élection en affichant pareille dualité ? (Le Monde)

 

16 mars :  l'OMS appelle à effectuer « un test pour chaque cas suspect » de coronavirus. Il y a désormais plus de cas et de décès dans le reste du monde qu'en Chine , a ajouté Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l'OMS lors d'une conférence de presse à Genève.

 

17 mars. Sibeth Ndiaye : Les Français ne pourront pas acheter de masque dans les pharmacies, car ce n’est pas nécessaire si l’on n’est pas malade (BFMTV)

 

17 mars : le ministre de l’ Intérieur assure ce jeudi que les policiers « ne sont pas en risque » face au Covid-19 et qu’« ils ne peuvent se prévaloir » du « droit de retrait ».

 

17 mars. Agnès Buzyn affirme avoir prévenu Philippe et Macron dès janvier de l'ampleur de la crise : Le 11 janvier, j’ai envoyé un message au président sur la situation. Le 30 janvier, j’ai averti Édouard Philippe que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir. Je rongeais mon frein.

 

18 mars : d'après les auteurs de cette étude, publiée par le New England Journal of Medicine (NEJM) et financée par le gouvernement américain, le coronavirus aurait un niveau de viabilité à l'air libre comparable à celui du SRAS.

 

19 mars : le professeur Didier Raoult a dévoilé lundi 16 mars les premiers résultats positifs de ses essais cliniques : sur 24 patients atteints du coronavirus, les trois quarts n'étaient plus porteurs du virus après six jours. (Plaquénil plus Azithromycine)

 

20 mars. Nicolas Dupont-Aignan : Sibeth Ndiaye ose affirmer que les masques ne servent à rien parce que les Français ne sauraient pas s'en servir. Déclaration scandaleuse alors que l'OMS et de plus en plus de spécialistes de santé recommandent l'utilisation massive des masques et des tests ! Ne pas oublier qu'elle a dit elle-même, précédemment, qu'elle était prête à mentir pour défendre ce gouvernement.

 

20 mars : Olivier Véran a finalement reconnu devant l'Assemblée nationale que la France n'était pas préparée, et le 21 mars, en conférence de presse, que les stocks de masques étaient peu fournis. La France était prête et en même temps elle ne l'était pas. Ah, si les envolées compassionnelles et le lyrisme louangeur, promulguant l'héroïsme de nos soignants, avaient pu se traduire en masques, tests, blouses, gel et gants : mais après tout qu'y peut le gouvernement ? Vous savez bien que les français sont irresponsables.

 

20 mars : depuis le week-end dernier, des milliers de Parisiens ont quitté leur ville. Leur destination : la province - notamment le Sud - où beaucoup possèdent des résidences secondaires.

 

20 mars : les caissières des grandes surfaces, véritables héroïnes, sont maintenues en première ligne de risque sanitaire, sans protection ou presque, ni prime.

 

20 mars : des médecins, s'appuyant sur les déclarations faites par Agnès Buzyn au Monde, dans lesquelles elle affirmait avoir alerté dès janvier le Premier ministre sur la gravité de l'épidémie de coronavirus, portent plainte contre elle et contre Édouard Philippe.

 

21 mars. Le ministre affirme : C’est parce que nous avons dès le début considéré que la disponibilité en masques allait être une difficulté, qu’il a été décidé, dès le mois de janvier, de recourir à l’importation de masques, avant même l’apparition de premiers cas sur notre territoire national. Si l’on en croit ses propos, une commande aurait donc été passée dès janvier. Mais laquelle, et quand précisément ? La réponse à cette question centrale n'a pas été donnée par la direction générale de la Santé, qui a été sollicitée à plusieurs reprises. Impossible donc de savoir si on a vraiment pris des décisions dès janvier, ou si le ministre a tenu ces propos a posteriori pour contrer la polémique montante sur l’inertie de l’État.

 

23 mars : Marisol Touraine ancienne ministre de la santé : Entre 2012 et 2017, les stocks de masques chirurgicaux ont régulièrement augmenté, et nous les avons reconstitués après les attentats : il y avait 730 millions de masques chirurgicaux en 2012, et 754 millions en 2016 et 2017.  [...] En 2013, il y a un avis du SGDN [Secrétariat général de la Défense nationale] qui dit que chaque collectivité, entreprise ou établissement est responsable de ses stocks, car l’État ne peut pas tout stocker. C’est ce qu’ont fait la mairie de Paris, ou le ministère de la Santé pour les urgences. Ce n’est pas un changement de doctrine, c’est une décentralisation.


23 mars. Il n'y a pas de test, sauf problème respiratoire majeur" : le manque d'outil de diagnostic face au coronavirus...

 

23 mars : On nous demande de partir à la guerre à mains nues : face au coronavirus, les foyers d'accueil médicalisés sont démunis.

 

23 mars : jogging interdit, moins de marchés, plus de petits bobos : le Conseil d’État somme le gouvernement de durcir le confinement sous 48 heures.

 

24 mars : la corrélation avancée par une équipe de chercheurs italiens entre pollution de l'air et transmission du Covid-19 est accueillie avec un certain scepticisme par plusieurs spécialistes français.

 

24 mars : le Professeur Didier Raoult, patron iconoclaste de l'IHU Méditerranée Infection, a claqué ce mardi 24 mars la porte du collège d’experts conseillant l’exécutif dans la gestion de la crise sanitaire créée par l’épidémie de Covid-19. En 2006, en plein épisode de grippe aviaire, le professeur Raoult, comme d'autres virologues, alertait sur  le mauvais état de préparation de la France face à un risque d'épidémies d'infections respiratoires. Le spécialiste est au cœur d'une polémique sur l'usage de la chloroquine contre le Covid-19.

 

24 mars : Il faut produire dès maintenant et très massivement de la chloroquine, demande Philippe Juvin, lundi 23 mars sur France Inter. Le chef du service des urgences à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris estime que la France doit faire des stocks de cette molécule qui, d'après le Pr Didier Raoult à Marseille, est un traitement efficace pour soigner les personnes atteintes du coronavirus.

 

25 mars : tests de dépistages ariégeois (Biomérieux) pas valides en France mais aux USA.

 

25 mars : la loi « urgence coronavirus » est votée (allonger la semaine de travail à 60 heures).

 

25 mars : les auxiliaires de vie et les infirmières libérales continuent à assurer leurs missions au domicile de nombreux patients âgés et handicapés ; confrontées à un manque criant de protections, elles craignent de devenir elles-mêmes des vecteurs du coronavirus.

 

25 mars : l'école de la débrouille face à un État qui n'a rien préparé.

 

25 mars : le Conseil scientifique Covid-19, formé d’experts conseillant depuis le 10 mars Emmanuel Macron et Édouard Philippe sur la gestion de l’épidémie de coronavirus, recommande de prolonger le confinement établi en France à « au moins six semaines à compter de sa mise en place ».

 

25 mars : incapacité de la France à tester massivement les Français.

 

25 mars : 55 % des Français jugent que le gouvernement n’a pas pris la mesure de la gravité de la situation, 69 % estiment qu’il n’est pas clair et 79 % considèrent qu’il ne sait pas où il va.

 

25 mars : tragédie à huis clos dans les Ehpad, selon l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France, 148 Ehpad franciliens ont des cas d’infection. C’est dans cette région et dans le Grand Est que les maisons de retraite sont les plus touchées.

 

25 mars : Jean-Michel Blanquer ne prévoit pas de retour en classe avant le 4 mai.

 

25 mars : Macron promet un plan massif d'investissement et de revalorisation pour l'hôpital.

 

25 mars : faute de masques et de gants, les chauffeurs s’opposent à leurs employeurs désireux de continuer à travailler.

 

25 mars : le coronavirus a causé 1 331 décès enregistrés à l'hôpital depuis le début de l'épidémie et 2 827 patients étaient ce mercredi soir en réanimation, a annoncé le directeur général de Santé Jérôme Salomon.

 

25 mars : les capacités normales des États membres de l'Union européenne ne peuvent répondre qu'à 10 % de la demande en équipements de protection et autres appareils médicaux tels que les respirateurs artificiels, qui a explosé en raison de la pandémie de coronavirus, selon un document interne de la Commission que Reuters a pu consulter mercredi (lorsque depuis janvier un fabricant français a fait une offre au gouvernement qui n’a pas répondu !)

 

25 mars : 10 000 policiers et gendarmes confinés, sous-équipés contre le virus, les forces de l’ordre se réorganisent pour assurer leurs missions. Les sept principales organisations syndicales de la police ont lancé un ultimatum à leur ministre : Si les moyens de protection font défaut dans les services, les policiers ne feront que les missions réellement urgentes et ne procéderont plus au contrôle du confinement.

 

25 mars, Emmanuel Macron renforce l’engagement de l’armée dans la lutte contre le Covid-19, avec le lancement d’une opération baptisée « Résilience ». Celle-ci sera entièrement consacrée à l’aide et au soutien aux populations, ainsi qu’à l’appui aux services publics.

 

26 mars.  Marie-Anne Montchamp [ancienne secrétaire d'État auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale sous Nicolas Sarkozy] : il faut soutenir les auxiliaires de vie qui assistent les personnes âgées cloîtrées chez elles face au coronavirus.

 

26 mars : premier décès d'un gendarme des suites du Covid-19.

 

26 mars : Orly sera temporairement fermé à compter du 31 mars.

 

26 mars : le chef du service de réanimation médicale et des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat, à Paris, s’inquiète du manque de protection physique et mental du personnel hospitalier face au coronavirus.

 

26 mars : au moins 40 000 «nouveaux cas de Covid-19» ont été diagnostiqués par les médecins généralistes la semaine dernière, selon les estimations de Santé Publique France, alors que le nombre de malades testés positifs est de seulement 25 000 depuis le début de l'épidémie.

 

26 mars : en Espagne, plus de 4 000 morts et 56 000 cas de coronavirus.

 

26 mars : le G20réuni en sommet d'urgence sur le coronavirus qui menace l'humanité entière. L'Europe paie le plus lourd tribut avec deux tiers des victimes. Le bilan s'est particulièrement alourdi mercredi en Espagne (3 434 morts), le pays a dépassé la Chine en nombre de décès (3 281), mais aussi en France et en Italie, pays le plus cruellement touché avec plus de 7 500 morts.

 

26 mars : Il est probable que le Covid-19 puisse revenir selon des cycles saisonniers, a prévenu mercredi un expert américain, soulignant le besoin urgent de trouver un vaccin et des traitements efficaces.

 

26 mars : 1 696 décès en France des suites du coronavirus, 3 375 patients sont désormais en réanimation, soit 548 de plus en une journée, sur un total de 13 904 patients hospitalisés.

 

26 mars : aux USA, plus de 83 000 cas ont été comptabilisés.

 

26 mars. Le département d'Indre-et-Loire et trois départements limitrophes viennent d'écrire au ministre de la santé. Ils sont prêts à mobiliser leur laboratoire vétérinaire pour effectuer 1 000 tests Covid-19 par jour. L’État refuse.

 

26 mars : le secrétaire d’État Jean-Baptiste Lemoyne explique qu'il reste encore 70 000 Français à rapatrier. Alors que la France est confinée, les «revenants», potentiellement contaminés, sont-ils contrôlés à l'aéroport ? Leur température est-elle prise ? Reçoivent-ils des consignes particulières ?

 

26 mars : le laboratoire lyonnais BioMérieux a reçu l’autorisation de commercialiser un nouveau test rapide, mais aux États-Unis, rapporte Capital. En urgence et par le biais d’une procédure dérogatoire, Washington a donné le droit au spécialiste du diagnostic in vitro de mettre en vente ce nouvel élément sur tout le territoire états-unien, et ce pour toute la durée de la crise sanitaire.  Pas en France pour l’instant, il faut qu’il obtienne le marquage CE pour être vendu dans l’Union Européenne !

 

27 mars : Édouard Philippe annonce le renouvellement du confinement jusqu'au 15 avril. Nous souhaitons atteindre l'objectif de 14 000 à 14 500 lits de réanimation, 250 millions de masques ont été commandés (la semaine dernière) à la Chine et sont actuellement en cours de fabrication. Nous sommes ainsi passés de 5 000 (tests PCR) la semaine dernière à 12 000 sur une journée comme aujourd'hui, et à 20 000,

25 000, puis 30 000 d'ici une grosse semaine». Enfin, nous en serons à 50 000 par jour d'ici la fin du mois d'avril, grâce à l'implantation de plusieurs machines sur l'ensemble du territoire [...] la France a déjà passé commande pour 5 millions de tests rapides, qui arriveront prochainement [...] Ces tests rapides viendront s'ajouter aux tests PCR, ce qui permettra une  capacité de dépistage amplifiée pendant la période de déconfinement. Ainsi, 30 000 tests supplémentaires seront réalisés chaque jour en avril, puis 60 000 tests supplémentaires chaque jour au mois de mai, et plus de 100 000 tests supplémentaires chaque jour au mois de juin. Le ministre de la Santé a rappelé que l'exécutif appuie toutes ses décisions sur les recommandations des sociétés savantes.

 

27 mars : après avoir maladroitement proposé que les enseignants qui ne font rien aillent travailler comme saisonniers pour aider les agriculteurs à cueillir des fraises Tagada pour le brunch présidentiel, la porte-parole du gouvernement a eu une nouvelle idée. Ceux qui n’ont plus d’activité en raison de la crise du coronavirus  sont invités à rejoindre la grande armée de l’agriculture française, a déclaré le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, ce mardi sur BFMTV. Et si les enfants allaient aider à traire les poules ? Pour ne pas manquer de lait de poule le soir de Noël ? Ils ont la bonne taille, ça sera plus facile pour eux a proposé Sibeth Ndiaye dans une courte vidéo sur le réseau social Snapchat. Selon la porte-parole, les enfants s’ennuient en période de confinement et seraient plus utiles dans les champs ou les poulaillers.


27 mars : pont aérien vers la Chine pour acheminer masques et respirateurs.


27 mars. Marine Le Pen : Qu’est-ce que l’unité nationale ? Participer aux mensonges du gouvernement ? Couvrir ses incompétences comme la mise en danger de gens luttant en première ligne contre le virus ? Si c’est cela, je n’en suis pas.


28 mars : première évacuation par hélicoptère militaire de Metz vers l'Allemagne.


29 mars : première évacuation de patients français par un avion militaire allemand. Véran demande aux Ehpad un isolement individuel des pensionnaires ; évacuation de 36 patients du Grand Est engagée à Nancy et Mulhouse.


29 mars. Entreprise Honeywell de Plaintel près de Saint Brieuc : l'usine spécialisée dans la fabrication de masques a fermé en 2018. Aujourd'hui l'ancien directeur regrette que son entreprise n'ait pas été plus soutenue par les pouvoirs publics au moment du dépôt de bilan.


29 mars. François Bayrou : De cet énorme bouleversement doit sortir un monde nouveau.


29 mars : la France a-t-elle trop attendu pour se confiner ? En voyant la maladie se répandre de l’autre côté des Alpes, aurions-nous dû nous barricader plus tôt ? Aucun scientifique interrogé par Le Figaro n’a voulu se prononcer sur cette question.


30 mars : Marc Lefèvre [vétérinaire de profession, président du Conseil départemental de la Manche] demande que L'État réquisitionne nos laboratoires départementaux pour les tests. Sur 70 laboratoires en France, plus de 45 peuvent être mobilisés pour réaliser au moins 13 000 tests par jour. Il est incompréhensible qu'ils ne soient pas sollicités d’office en cette période exceptionnelle. L'État doit réquisitionner nos laboratoires départementaux pour les tests. Nous avons engagé de nombreuses démarches auprès des autorités compétentes mais elles sont restées sans suites.


30 mars. LA QUESTION DU JOUR : êtes-vous d'accord avec Édouard Philippe quand il dit qu'il n'y a pas eu de retard sur la prise de décision du confinement en France ? 162 997 votants, oui 31.23% - non 68.77%.

 

30 mars : les États-Unis autorisent la chloroquine à l'hôpital.

 

30 mars : la France compte 40 723 cas de COVID-19 et 2 606 décès. L'Allemagne compte 62 435 cas confirmés mais seulement 541 décès.

 

30/03 Jérôme Salomon fait savoir qu'à l'échelon national, le nombre observé de décès sur la semaine 12 [du 16 au 22 mars] devient significativement supérieur à celui attendu, avec un excès de mortalité de 9 %.

 

31 mars : la compagnie pharmaceutique Johnson & Johnson a annoncé lundi 30 mars avoir sélectionné un vaccin-candidat pour le nouveau coronavirus, qui doit être testé sur des humains d'ici septembre et pourrait être prêt à une utilisation d'urgence d'ici le début de l'année prochaine.

 

31 mars : le président de la Fédération de l'hospitalisation privée demande un dépistage systématique de tous les soignants. On va monter à 4 000 lits de réanimation, mais attention ce ne sont pas des lits de réanimation tels qu'on a l'habitude de les voir. Ce sont des lits de soins intensifs que l'on va "upgrader".


31 mars, discours d’Emmanuel Macron : Le jour d'après ne ressemblera pas au jour d'avant. Nous devons rebâtir notre souveraineté nationale et européenne. (...) Souveraineté et solidarité. C'est cette France unie à laquelle je crois, conclut-il. Les déstockages se sont faits mais pour faire face à la crise, plusieurs décisions ont été prises : importer et vite, plus d'un milliard de masques ont été commandés (...) mais il nous faut aussi produire davantage en France sur notre sol, assure Emmanuel Macron. Produire plus sur le sol national pour réduire notre dépendance. Emmanuel Macron constate qu’on «a abandonné trop de choses au marché et qu’il est temps de reprendre le contrôle.

 

1er avril : dixit Philippe Juvin, chef de service des urgences à l’hôpital Georges-Pompidou : Les conseillers des princes, l’armée pléthorique de hauts fonctionnaires sont d’un niveau hétérogène. Parfois ils ne sont pas très éclairants pour le politique. Ils sont conservateurs, sans aucune culture du doute. À cela s’ajoute la non prise en compte par un certain nombre d’administrations qui mettent du temps à mettre en œuvre les politiques décidées par le gouvernement. Or nous sommes dans un cas d’urgence. Ces chefs et petits chefs, qui lancent ordres et contre-ordres devront répondre de leur actions après cette crise. Les personnalités qui conseillent les chefs d’État doivent être renouvelées. Cette crise n’arrive pas par hasard. Les gens que nous payons à faire des prévisions ont failli. Nous sommes face à des gens qui n’ont pas été à la hauteur de la mission qui leur avait été donnée. Les alertes n’ont pas été remontées. L’analyse sera à faire après la crise mais on peut d’ores et déjà affirmer que certains verrous administratifs doivent être reconsidérés. Les strates administratives sont trop nombreuses. Elles se bousculent, se compliquent les unes les autres.

1er avril : 46% des Français jugent positivement l'action du chef de l'État, soit une hausse de 13 points en un mois. Un niveau qu'il n'avait plus atteint depuis février 2018. Serait-ce un poisson d'avril ?

1er avril : Olivier Véran pense que les soignants n'attrapent pas le virus au contact des malades (vidéo du 27 mars 2020).


1er avril : Emmanuel Macron appelle à un sursaut de souveraineté, la maîtrise de notre destin doit prévaloir pour tous les domaines touchant à l’intérêt national: la santé, le militaire, l’énergie, l’eau, l’alimentation bien sûr, mais aussi les technologies sensibles d’avenir comme l’espace, l’informatique quantique ou les données numériques.

1er avril : nos établissements sont totalement vides, déplore la Fédération de l'hospitalisation privée. Sur la région Île-de-France, nous avons plus de 250 établissements privés. Nous sommes une force d'appoint. Mais nous ne sommes pas sollicités, s'emporte Lamine Gharbi, président de la Fédération de l'hospitalisation privée. 
À se demander si l’État , la « Cerfanie » le fait exprès dans tous les domaines en refusant que les tests soient fait par des labos vétérinaires, refusant les aides des industriels etc... 
En « guerre » il faudrait savoir se passer de formulaires Cerfa, des autorisations de la hiérarchie pour éviter des morts !


1er avril : auditionné mercredi 1er avril par la mission d’information sur le coronavirus à l’Assemblée nationale, le premier ministre a jugé « probable » que la sortie du confinement ne se fasse pas « en une fois, partout et pour tout le monde ». Il espère proposer des éléments d’une stratégie « dans les jours, la semaine qui viennent ».

2 avril : Pour la première fois, Édouard Philippe évoque la phase de déconfinement.

2 avril : « En cash, sur le tarmac » : Muselier affirme que des masques pour la France ont été rachetés par les Américains en Chine.

2 avril : les entraînements collectifs interdits pour les sportifs.

- 2 avril :  couvre-feu instauré en Guadeloupe et en Martinique.

- 2 avril : la vague grossit en France, plus de 6 000 personnes en réanimation, les transferts de malades s'accélèrent.

2 avril : la COP26 de Glasgow reportée.

- 2 avril : plus de 4 000 décès enregistrés à l'hôpital en France, +509 en 24 heures.

2 avril : 100 malades supplémentaires transférés hors d’Île-de-France d'ici jeudi midi, 36 malades évacués par TGV de Paris vers la Bretagne.

2 avril : le bilan du coronavirus s'alourdit dans plusieurs Ehpad.

2 avril : plus de 3,6 millions de salariés au chômage partiel, annonce Muriel Pénicaud.

2 avril : les patients en réanimation ont besoin de certains produits, comme des dérivés de morphine, tout au long de leur séjour à l'hôpital. Et les stocks manquent déjà. « Nous avons peut-être des réserves pour quelques semaines tout au plus », s'inquiète le Professeur Rémi Salomon [ne pas confondre avec Jérôme Salomon].

3 avril : 884 personnes sont décédées en maison de retraite, selon les chiffres officiels, et au moins 14 638 cas « confirmés ou possibles » de la maladie y ont été recensés, a annoncé jeudi le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.

La pandémie de Covid-19 a fait plus de 50 000 morts dans le monde et plus d’un million de cas ont été recensés.

3 avril : une attestation de déplacement numérique sera disponible à partir du lundi 6 avril, en complément du dispositif papier déjà en place pour justifier les sorties en dépit des mesures de confinement, a indiqué le ministre de l’intérieur Christophe Castaner. Concrètement, le formulaire sera téléchargeable sous format PDF, depuis un smartphone, afin de le présenter aux forces de l’ordre grâce à un code QR.

3 avril : le préfet de Paris, Didier Lallement, estime que ceux qui sont aujourd’hui en réanimation sont les mêmes que ceux qui n’ont pas respecté les règles du confinement au début. Devant le tollé suscité par cette déclaration, il a dû présenter ses excuses.

3 avril : Jean-Michel Blanquer a annoncé que toutes les épreuves du baccalauréat seront validées en contrôle continu et que les collégiens auront cours jusqu’au 4 juillet.

3 avril : le nombre de détenus dans les prisons françaises a diminué de 6 266 personnes entre le 16 mars et le 1er avril, a indiqué le ministère de la justice. Cette baisse inédite est liée à la fois à une diminution de l’activité judiciaire et à des libérations anticipées, afin de limiter la propagation du Covid-19 en prison.

3 avril : aux États-Unis, vendredi, le directeur de l'Institut des maladies infectieuses, Anthony Fauci, membre du groupe de travail de la Maison Blanche sur le coronavirus qui dit passer une heure par jour avec le président Trump, a évoqué sur Fox News des informations indiquant que le virus peut en réalité se transmettre quand les gens ne font que parler, plutôt que seulement lorsqu'ils éternuent ou toussent.

4 avril : Karine Lacombe, ce professeur qui a envahi en mars les plateaux TV et a même été en conférence de presse avec divers hauts responsables de l’État, à reçu près de 38 000 € pour ABBVIE qui produit le KALETRA (antiviral qui coute entre 110 et 215 € les 60 comprimés), en concurrence avec le PLAQUENIL (qui coûte 4€ les 30 comprimés) et près de 25 000€ pour GIDEAD qui produit le REMDEVISIR (pas encore commercialisé) en concurrence aussi avec le PLAQUENIL ; la question est : y a-t-il conflit d’intérêt ? Surtout l’on prend position contre un traitement concurrent à ceux des entreprises qui la rémunèrent ? Tout est vérifiable sur le site https://www.transparence.sante.gouv.fr

4 avril : samedi 4 avril 2020, 
COONAVIRUS : UNE AIDE-SOIGNANTE SANCTIONNÉE A L’HÔPITAL D’HAUTMONT DANS LE NORD ! Pour en savoir plus et pour signer la pétition unitaire de soutien c'est ici : http://chng.it/rRQQhbK8Zc
SUD santé sociaux 59 est scandalisé par la mise à pied à effet immédiat d’une aide soignante, militante SUD, intervenue ce samedi 4 avril à 6 h 30, à sa prise de poste. Il lui a été reproché publiquement, devant ses collègues, d’être intervenue dans le cadre de son mandat pour d’une part exiger des masques et d'autre part des test de dépistage pour les soignants.
Les soignants de l’Hôpital local d’HAUMONT, comme tous ceux de ce pays, exercent actuellement dans le dénuement matériel et malgré cela ils prennent en charge patients et personnes âgées face à la pandémie. De façon scandaleuse, leur expression sur le contenu de leur travail, le droit légitime à réclamer une protection minimum, (qui concerne aussi bien les soignants que les patients face au coronavirus) et les libertés syndicales sont bafoués. SUD santé sociaux exige la réintégration immédiate de Laetitia PUISSANT, l’abandon de toute sanction et la mise à disposition des moyens matériels face au coronavirus, parmi lesquels masques et les tests sont au premier rang.

 

5 avril : à Nancy, l'ARS compte toujours supprimer près de 600 postes après la crise, les élus et l'hôpital interpellent le gouvernement. (France Info)


6 avril : alors que l’Académie de médecine préconise le port d’une protection pour l’ensemble de la population, le gouvernement revoit sa stratégie de lutte contre le coronavirus.

6 avril : les experts-médecins des conseils scientifiques chargés d'éclairer Emmanuel Macron pendant la crise du coronavirus ont touché 450 000 euros des firmes pharmaceutiques ces cinq dernières années. Faut-il s'inquiéter pour leur indépendance ?

- 8 avril : Christophe Lannelongue, directeur de l'Agence régionale de santé (ARS). Ce dernier a estimé vendredi 3 avril, qu'il n'y avait pas de raison de remettre en cause les fermetures de lits et les suppressions de postes prévues pour les cinq prochaines années à Nancy.

 

9 avril : Christophe Lannelongue, directeur de l'Agence régionale de santé (ARS) à été démis de ses fonctions.

9 avril : à Marseille, Macron s'affiche aux côtés du Pr Raoult.

 

9 avril : Castaner s'en prend aux maires qui rendent les masques obligatoires.

 

10 avril : les Français jugent avoir été trompés par le gouvernement sur les masques. Selon notre sondage Odoxa, ils se prononcent majoritairement pour que le port du masque soit rendu obligatoire dans toutes les communes.

10 avril : confinement, plus d’un demi-million d’amendes dressées.

10 avril : Covid-Quest, un outil numérique pour communiquer ses symptômes à un professionnel de santé. La Société de pneumologie de langue française lance un outil numérique pour aider à obtenir un avis médical sur des symptômes évoquant le Covid-19.

 

- 10 avril : le premier adjoint socialiste à la mairie de Paris a dressé un triste bilan de la situation dans les Ehpad. Il explique que les patients ne sont souvent pas pris en charge et meurent dans leur établissement.

 

10 avril : traçage numérique: le plan pour maîtriser l’épidémie, les politiques divisés face au « tracking ».

 

10 avril : cas confirmés en France : 86 334 ; décès confirmés : 12 210 ; patients guéris : 23 200 (ministère de la Santé)

 

10 avril : pour la première fois depuis le début de l'épidémie, le nombre de patients en réanimation en France est en légère baisse, avec 82 hospitalisations de moins en 24 heures.

 

10 avril : le professeur Didier Raoult a présenté à Emmanuel Macron sa nouvelle étude sur l'efficacité de la chloroquine, portant cette fois sur plus de 1 000 patients, contre 24 pour la première.

 

10 avril : les pays de l'Union européenne se mettent d'accord sur une réponse commune à 500 milliards d'euros face à l'épidémie, annonce Bruno Le Maire.

 

13 avril : Voici les points principaux à retenir de l'allocution du président de la République :
• Confinement. Le confinement est prolongé jusqu'au lundi 11 mai.
• Enseignement. À partir de cette date, les crèches, écoles, collèges et lycées rouvriront progressivement leurs portes. La reprise des cours dans l'enseignement supérieur ne se fera en revanche pas avant l'été.
• Loisirs. Les restaurants, cafés, hôtels resteront fermés le 11 mai, et aucun festival n'aura lieu avant mi-juillet.
• Exceptions à la sortie du confinement. Les personnes âgées et vulnérables devront rester confinées après le 11 mai ;
• Port du masque. Chaque Français sera doté d'un masque grand public à cette date. Son port pourra devenir systématique.
• Tests. Emmanuel Macron assure qu'à cette date, il sera possible de tester toute personne ayant un symptôme.

13 avril : le 3 mars, il a publié la commande de gaz lacrymogènes pour plus de 3,6 millions d’euros, au profit de la police nationale et de la gendarmerie nationale, précisément des Aérosols CS à diffusion dispersive petite capacité (40 à 50 ml) », des « Aérosols CS à diffusion dispersive moyenne capacité (300 ml) » et des « Aérosols CS à difffusion dispersive grande capacité (500ml).
En revanche, ce n’est que le 28 mars que le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé que le gouvernement avait commandé 5 millions de tests rapides du coronavirus.  Source : Reporterre

14/04-Cas confirmés dans le monde : 1 925 811 ; décès confirmés : 119 818 ; patients guéris : 2 964 726 (Université Johns-Hopkins, JHU).
Cas confirmés en France : 98 076 ; décès confirmés : 14 967 ; patients guéris : 27 718 (ministère de la Santé).
Le déconfinement le 11 mai n’est pas une certitude mais un objectif, précise Christophe Castaner après les annonces d'Emmanuel Macron.
Le retour à l'école ne "sera pas obligatoire le 11 mai", fait quant à lui savoir Jean-Michel Blanquer .
Le gouvernement prévoit un recul du PIB français de 8 % en 2020 .

15 avril. Coronavirus - Professeur Perronne: Des malades auraient pu être sauvés s’ils avaient pris de la chloroquine. J'hallucine et je ne comprends pas le manque de décision politique !

16 avril : 18 millions de Français devront rester confinés après le 11 mai en raison de l’épidémie de Covid-19, affirme le Conseil scientifique. Primes pour les soignants (de 500 à 1 500 €) et aides aux familles modestes, le gouvernement a par ailleurs détaillé son plan d’urgence. La pandémie de Covid-19 a fait près de 129 000 morts dans le monde, dont 17 167 en France

17 avril. Marianne : Les hôpitaux ont subi près de 12 milliards d'euros de coupes budgétaires dans la dernière décennie, planifiées par les différents gouvernements d'année en année. Des moyens qui font aujourd'hui défaut pour faire face à l'épidémie de coronavirus.
L'Ondam [Objectif national des dépenses d'assurance maladie] a été créé pour contenir les dépenses de santé, rappelle Rachel Bocher, psychiatre et présidente de l'Intersyndicat national des praticiens hospitaliers (INPH). Il correspond à un raisonnement budgétaire primaire, plutôt qu'à une logique de soin.
L'Ondam est subdivisé en sous-objectifs par secteurs, dont un pour les hôpitaux. L'Ondam augmente chaque année, d'une Loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) à l'autre, mais moins que l'évolution « naturelle » des dépenses des hôpitaux, Cette progression est liée à la hausse de la population et de la part des personnes de plus de 65 ans, ainsi qu'à l'explosion des maladies chroniques depuis 30 ans, détaille Rachel Bocher.
 Les objectifs d'économies fixés par l'Ondam ont été systématiquement respectés depuis 2019. Et même dépassés : les versements de l'Assurance maladie aux hôpitaux ont été plusieurs fois inférieurs de plusieurs centaines de millions d'euros au plafond fixé en LFSS, comme le note le rapport sénatorial de 2019. Soit 3 milliards d'euros d'économies supplémentaires sur la dernière décennie, qui sont venues s'ajouter aux 8,7 milliards prévus. Au total, les hôpitaux ont donc subi 11,7 milliards d'euros de coupes budgétaires en 10 ans.
Les établissements se sont adaptés en sabrant leurs dépenses. Cela s'est traduit par une réduction du personnel et du nombre de lits. Environ 40% des lits de réanimation ont par exemple disparu en trente ans, estime Rachel Bocher. De quoi handicaper les soignants face à la crise sanitaire actuelle.
On paie au prix fort les économies faites pendant toutes ces années, pointe la présidente de l'INPH. La nécessité du confinement est liée au manque de lits de réanimation. Et rien n'était prêt au niveau du matériel : on manque du surblouses, de masques, de tests…
Les coupes se sont aussi traduites par une dégradation (...) de la situation financière des hôpitaux publics, avec une hausse de leur déficit budgétaire, indique le rapport sénatorial sur l'Ondam. La vague de l'épidémie de coronavirus a finalement poussé le gouvernement à desserrer l'étau : d'abord prévu à 2,1 % pour 2020, l'Ondam a été relevé à 6,5 %, comme l'a annoncé Olivier Véran le 14 avril sur RTL. Un répit éphémère ?


20 avril : un peu plus de 5 400 personnes étaient en service de réanimation dimanche soir. Soit 89 de moins que la veille. C'est la onzième journée consécutive de baisse. Lors de son point presse quotidien, Jérôme Salomon a aussi annoncé que le nombre de décès en France depuis le début de l'épidémie s'élevait à 19 718

 

21 avril. Cas confirmés dans le monde : 2 501 156 ; décès confirmés : 171 810 ; patients guéris : 659 732 (Université Johns-Hopkins, JHU).
Cas confirmés en France : 117 324 ; décès confirmés : 20 796 ; patients guéris : 39 181 (ministère de la Santé).
Vingt machines capables de réaliser 2 400 tests par jour vont être installées dans des hôpitaux français.
En Allemagne, Berlin et plusieurs États imposent le port du masque dans les transports à partir du 27 avril .
Dans le monde, 826 millions d'élèves, soit un sur deux, n'ont pas d'ordinateur chez eux pour l'enseignement à distance, souligne l’UNESCO.

24 avril. Cas confirmés dans le monde : 2 709 483 ; décès confirmés : 190 961 ; patients guéris : 738 490 (JHU).
Cas confirmés en France : 120 804 ; décès confirmés : 21 856 ; patients guéris : 42 024 (ministère de la Santé).
Des masques grand public seront distribués aux Français dès le 4 mai, déclare la secrétaire d'État à l'économie.
Emmanuel Macron s'entretient ce vendredi matin avec les professionnels de la restauration et de l'hôtellerie, qui n'ont aucun horizon de reprise officielle.
Les États-Unis comptent désormais près de 50 000 morts du COVID-19, après avoir enregistré plus de 3 100 morts sur 24 heures, selon JHU.

 

 

 

 

 

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