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Le blog ci-dessous ne peut pas répondre à l'abondance des documents disponibles,

c'est pourquoi j'ai ouvert en plus une liste de liens que je m'efforce de classer par rubriques  :

Voyez  ICI

 

Le prix Nobel Luc Montagnier parle du coronavirus

04/20/2020

Le Professeur Luc Montagnier est passé à l’antenne de Fréquence Médicale et Pourquoi Docteur, le 16 avril 2020.

En tant que spécialiste des virus (il a découvert le VIH), il a étudié le nouveau coronavirus. Ses conclusions sont intéressantes.

 

Nouvelle page santé, 21 avril 2020

Chers amis,

 

Le Professeur Luc Montagnier est passé à l’antenne de Fréquence Médicale et Pourquoi Docteur, le 16 avril 2020.

 

En tant que spécialiste des virus (il a découvert le VIH), il a étudié le nouveau coronavirus. Ses conclusions sont intéressantes.

 

Quand l’information est sortie, ça m’a agacé de n’avoir que des bribes de cet entretien radiophonique.

 

Chaque journaliste y allait de son petit commentaire pour nous rappeler que le Pr Luc Montagnier est un scientifique controversé[1].

Oui, ça va, ça va, merci pour les précautions d’usage messieurs les journalistes. Si vous pouviez cesser de nous infantiliser… ce serait le bonheur !

Croyez bien que si nous aimons écouter le Pr Luc Montagnier ou le Pr Didier Raoult, c’est précisément parce que nous aimons la diversité d’opinion, et les scientifiques qui parlent franchement.

 

Donc, pour les libres-penseurs parmi vous, j’ai pris l’initiative de retranscrire les propos de Luc Montagnier sans coupures. Ainsi, vous pourrez vous faire votre propre idée.

 

Bonne lecture !

 

Joachim

 

 

Entretien de Jean-François Lemoine avec le Professeur Luc Montagnier[2]

 

Jean-François Lemoine : Professeur Montagnier, bonjour. Ce coronavirus a été décodé assez rapidement par rapport à d'autres comme celui du VIH qui vous a valu votre prix Nobel de médecine. Mais selon vous ce décryptage est incomplet.

 

Luc Montagnier : C'est-à-dire que le laboratoire de la ville de Wuhan s'est spécialisé sur les coronavirus depuis très longtemps, depuis le début des années 2000. Donc, ils ont une expertise dans ce domaine et c’est ce qui m'a poussé à regarder de près la description de ce génome — la séquence de l’acide nucléique, qui est un ARN, de ce virus. Voilà alors ça c'est le début d'une analyse qui a été faite non seulement par moi, mais aussi surtout par mon collègue mathématicien : Jean-Claude Pérez. Et qui continue maintenant de développer ce que j'appellerais une biomathématique, c'est-à-dire l'application des mathématiques à la biologie. Donc, il a fouillé dans les moindres détails de la séquence. On n'a pas été les premiers puisqu’un groupe de chercheurs indiens a publié, enfin a essayé de publier une analyse qui montrait que le génome complet de ce nouveau coronavirus avait des séquences d'un autre virus, qui est, ô surprise pour moi, le VIH (le virus du sida). Alors, donc ceci a été publié d'abord par le groupe indien. On les a obligés à se rétracter. Il y a une énorme pression pour que la vérité fasse jour. Mais la vérité scientifique finit toujours par dominer, par émerger même de tout ce qu’on veut cacher.

 

 

Jean-François Lemoine : On peut comprendre que trouver des morceaux de VIH dans ce coronavirus a dû vous troubler mais n'est ce pas tout simplement une mutation naturelle de ce virus dans l'organisme d'un malade atteint du sida ?

 

Luc Montagnier : Non, parce que si vous voulez, pour insérer une séquence de VIH dans le génome, il faut avoir des outils moléculaires. Ce n'est pas le patient qui va le faire, c'est l'homme de laboratoire. Il y a quelques années c’était dur, maintenant c'est beaucoup plus facile.

 

 

Jean-François Lemoine : Cette hypothèse naturelle étant levée, ce ne peut être donc qu'une manœuvre délibérée ?

 

Luc Montagnier : Alors, l'hypothèse est que ce virus sort du laboratoire de Wuhan. Il y a un laboratoire de haute sécurité. Malgré tout, ce virus a échappé peut-être à ses promoteurs. Et donc l'histoire du marché aux poissons est une belle légende si vous voulez mais ce n'est pas possible, enfin, il y a très peu de chances avec un virus de chauve-souris. Au départ, ils ont travaillé sur un modèle qui est le virus de chauve-souris, et c'est ce virus-là qu'ils ont modifié.

 

 

Jean-François Lemoine : Mais leur but était de fabriquer une arme biologique avec un virus agressif ou, ce qui serait plus tolérable, fabriquer un vaccin contre le sida ?

 

Luc Montagnier : Je pense… c'est l'hypothèse la plus raisonnable, c’est qu’ils voulaient faire un vaccin contre le VIH en utilisant un coronavirus qui (en principe) pouvait être atténué et ne pas donner de maladie. Ce coronavirus est utilisé comme vecteur, comme porteur des antigènes, enfin des parties de molécules du virus du sida qui pouvaient servir à un vaccin.

 

 

Jean-François Lemoine : C'est donc l'histoire de l'arroseur arrosé version tragique ?

 

Luc Montagnier : Voilà. C'est un travail d'apprenti sorcier. On connaît beaucoup de choses en biologie moléculaire. On peut faire des bricolages, mais on n’a pas perçu le fait que nos ancêtres sont dans la nature depuis des millions d'années. Et la nature ne tolère pas n'importe quoi. C’est-à-dire qu’il y a des harmonisations et ce que mon collègue Pérez a beaucoup développé dans les années précédentes. C'est-à-dire que la nature n’admet pas n’importe quelle construction moléculaire. Et si elle les trouve, elle essaie de les éliminer.

 

 

Jean-François Lemoine : Et c'est ce qui est en train de se passer selon vous : la nature nous offre un rattrapage ?

 

Luc Montagnier : Alors c’est la deuxième partie de mon message. Ce qui est en train de se passer, c’est que la nature élimine ces corps étrangers du génome du coronavirus et on assiste à un nombre de mutations spectaculaires : ce qu’on appelle maintenant des déductions, parce qu’on enlève des morceaux qui ont été insérés, des morceaux du VIH, la nature les enlève spontanément au fur et à mesure que le virus passe d’un patient à l’autre. Et ça, on le voit maintenant surtout chez les patients américains qui ont été les derniers affectés. On voit ça sur la côte Ouest, la côte Pacifique des États-Unis, à Seattle par exemple où là, justement, le virus qui infecte commence une dégringolade énorme dans cette petite partie du génome du coronavirus.

 

 

Jean-François Lemoine : Une lueur d'espoir ?

 

Luc Montagnier : C’est une lueur d'espoir. Il faut penser que même si on ne fait rien les choses vont s'arranger. Mais quand même au prix de beaucoup de morts. Donc si on peut accélérer cela... et moi, j'ai des propositions à faire. Mais pour ça j’ai besoin de beaucoup de moyens, mais je pense qu'on peut, par des ondes interférentes, avec les ondes qui sont derrière ces séquences d’ARN, on pourrait peut-être éliminer, même chez des patients, on pourrait éliminer ces séquences par des ondes.

 

 

Jean-François Lemoine : Tout ce que vous venez nous expliquer, professeur Montagnier, est à la fois clair mais aussi terrifiant. Vous avez la crédibilité du chercheur reconnu et l'aura de votre prix Nobel. Mais ne risque-t-on pas de vous taxer de complotiste ?

 

Luc Montagnier : Non les complotistes, c’est plutôt le camp inverse, celui qui cache la vérité. Je vois que les Chinois... et j’ai beaucoup d’amis en Chine. J’ai d’ailleurs passé plusieurs semaines en Chine juste avant l’histoire du corona. J’estime que le gouvernement chinois faciliterait beaucoup les choses en reconnaissant qu'il y a eu des choses qui se sont passées dans son laboratoire de haute sécurité à Wuhan. De toute façon la vérité va éclater. Ce que j’ai dit sur les insertions de séquences étrangères, il n'y a pas seulement les rétrovirus, il y a aussi d'autres séquences du germe de la malaria, etc. Donc, tout ceci indique que quelques personnes, je ne sais pas qui, et ce n’est pas mon rôle d’accuser quelqu’un, quelques personnes ont voulu profiter peut-être, avoir l’idée de faire un vaccin contre le virus du sida, en insérant des séquences dans ce coronavirus. Voilà. Alors, si le gouvernement chinois reconnaissait ça, ça faciliterait les choses. Mais c'est à lui de prendre ses responsabilités. Et je répète que l’interdiction de publier actuellement des publications sur l'origine du corona sans avoir le visa des autorités gouvernementales chinoises… c'est une aberration. Et surtout ça donne l'idée que la science maintenant ne dépend pas de la vérité des choses, mais de la volonté de personnes. Alors ça c'est très, très mauvais pour la réputation de la science. Personne à ce moment-là n’aura confiance dans ce qu'on vous dit sur la science, sur les résultats qui sont fabriqués, n'est-ce pas ? Et on empêche la vérité d'éclater. Donc c'est une très mauvaise position. J'espère que le gouvernement chinois ira jusqu'au bout. Ils commencent à reconnaître que des travaux ont été faits sur le corona. Il faut savoir qu’il y a eu une aide américaine financière importante au moins, mais peut-être scientifique à ces équipes chinoises. Donc ce n'est pas seulement une origine chinoise de cette affaire. Mais, mon but n'est pas de faire une enquête policière et d’accuser des personnes. Je pense que c'est une erreur. Errare humanum est disait-on en latin. L’erreur est humaine. Autre exemple récent : l’Iran a tué beaucoup de personnes d'un avion en se trompant. Ils l'ont reconnu. Bon, voilà… j'espère que la Chine est assez grande pour pouvoir reconnaître une erreur.

 

Jean-François Lemoine : Merci professeur Montagnier c'est clair. Clair et glaçant.

 

Fin de l’entretien

 

La version audio est ici.

 

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