Le site photo de Jean-Jacques MILAN


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Dites-vous bien que mon potentiel d'indignation n'a pas de limite.

 

Vous trouverez ici, entre autres, des documents d'origines variées, polémiques ou non,

avec lesquels je ne suis pas toujours entièrement d'accord

mais qui posent de vrais problèmes

et sont susceptibles de vous faire réfléchir, réagir,

ou voter autrement la prochaine fois !

 

Abeilles  -  Actionnaires  -  Additif alimentaire  -  Aedes albopictus  -  Âge pivot  -  Agriculture bio  -  Alstom  -  Amandes  -  Amazon  -  ANDRA  -  Anonymat  -  ANSM  -  Arnaques  -  Aspartame  -  Association Française des Malades de la Thyroïde (AFMT)  -  Attal  -  La Barthelasse  - Nicole Belloubet  -  BLACKROCK  -  Blasphème  -  Bruno Le Maire  -  Bure  -  Agnès Buzyn  -  Camembert  -  Capitalisme  -  Cellule Demeter  -  Censure  -  Centrale nucléaire  -  Certification  -  Les chiats et leurs propriétaires -  Chine  -  Chloroquine  -  Cigéo  -  Climat  -  Clochemerle en France  -  Compteur Linky  -  Confédération paysanne  -  Confinement  -  Conflit d'intérêts  -  Congé pour la perte d'un enfant  -  Conseil d’État  -  Contrat de travail  -  Copyright  -  Coronavirus  -  Cours d'eau  -  Ambroise Croizat  -  Darmanin  -  Déchets nucléaires  -  Jean-Paul Delevoye  -  Deliveroo  -  Démarchage téléphonique  -  Demeter  -  Gilbert Deray  -  Didier Desert  -  Dioxyde de titane  -  Dividendes  -  E 171  -  Empreinte carbone  -  Épargne  -  Espérance de vie en bonne santé  -  États-Unis  -  Fake news  -  Fièvre  -  FNSEA  -  Fonds de pension  -  François Salachas  -  Frontex  -  Gaza  -  Gendarmerie nationale  -  Glyphosate  -  Google  -  Greenpeace  -  Griveaux  -  Didier Guillaume  -  Hara-Kiri n° 73  -  Hôpital public  -  Soigner un hérisson  -  Hydroxychloroquine  -  IHU  -  Infiltrés  -  Inondations  -  Internet  -  Investissements -  ISDS  -  Islam  -  Israël  -  Justice d'exception  -  Lactalis  -  Lait cru  -  Laïcité  -  Larry Fink  -  Légion d'honneur  -  Lévothyrox  -  Yves Lévy  -  Libération  -  Libertés publiques  -  Loi Avia  -  Lois scélérates  -  Lubrizol  -  Luxfer  -  Emmanuel Macron  -  Mahjoubi  -  Malbouffe  -  Masques  -  Mediator  -  Médicaments  -  Merck  -  Migrants  -  Mila  -  Moustique-tigre  -  Mutilations génitales  -  Nationalisation  -  Néonicotinoïdes  -  Normandie  -  Onze septembre  -  Or  -  Oxygène  -  Pandémie  -  Paracétamol  -  Parti communiste français  -  Pensée politique  -  Pensions  -  Pénurie de médicaments  -  Perte de poids  -  Pesticides  -  Plantes médicinales  -  Plaquenil  -  Pollution  -   Valeurs perdues d'Edwy Plenel  -  Police aux frontières  -  Pollution  -  Porc contaminé  -  Privatisations  -  Prostate  -  Prud'hommes  -  Adrien Quattenens  -  Didier Raoult  -  Rats  -  Recherche médicale  -  Réforme des retraites  -  Religions  -  Réseaux sociaux  -  Ressources en eau  -  Retraites  -  Fabien Roussel  -  Santé naturelle  -  Sécurité sociale  -  Ségolène Royal  -  George Soros  -  Steve, la faute du pouvoir  -  Sucre  -  Greta Thunberg  -  Thyroïde  -  Total  -  Travail dissimulé  -  Tricastin  -  Vaccins obligatoires  -  Ventes d'armes  -  Olivier Véran  -  

 

 

Fouillez donc dans ce joyeux désordre et n'hésitez pas à me faire part de vos pensées intimes !

 

Déchets nucléaires

02/26/2020

Stop à la répression, stop à Cigéo/BURE !

Pétition adressée à :
- Premier ministre
- Ministre de la Transition écologique et solidaire
- Ministre de l'Intérieur
- Président de l'Assemblée nationale
- Président du Sénat
par des collectifs et associations opposés à l'enfouissement des déchets radioactifs

 

 

Pétition : https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/commentaires.php?id=1660

 

 

Commentaires :

 

Réseau Sortir du Nucléaire
Communiqué de presse - 26 février 2020


Gestion des matières et déchets radioactifs : une couche de vernis participatif pour faire accepter d'anciens et nouveaux projets imposés !

Le 21 février 2020, le gouvernement et l’Autorité de sûreté nucléaire ont dévoilé leurs orientations concernant le Plan National de Gestion des Déchets et Matières Radioactifs (PNGMDR). Malgré les nombreuses oppositions exprimées pendant le temps du débat public organisé à ce sujet, l’esprit de ce plan n'a pas changé : aucune remise en question de la production de ces déchets ingérables, ni des projets en cours.

Seule avancée : suite au débat public, les autorités envisagent enfin d’étudier aussi, en parallèle, d’autres options de gestion des déchets (comme la recherche sur la transmutation ou l’étude de l’entreposage à sec des combustibles usés) que celles actuellement prévues. Reste à savoir si des moyens y seront effectivement dédiés ou s’il s’agit d’une concession purement symbolique pour renvoyer une image d’ouverture.

Pour le reste, comme nous l’avions malheureusement pronostiqué, les orientations du gouvernement ne comportent aucune remise en question des programmes prévus, qu’il s’agisse de l’enfouissement des déchets radioactifs à Bure ou de la construction d’une nouvelle piscine d’ « entreposage centralisé » pour le combustible usé [1]. Pour le gouvernement et l’ASN, ce dernier projet découlerait même d’un "consensus". Or la lecture du bilan du débat public ne fait nullement apparaître que cette option, vivement contestée, ait été consensuelle au sein d’un public par ailleurs particulièrement clairsemé !

Dans ces orientations, il n’est pas non plus question de revenir sur le « retraitement » des combustibles usés à la Hague, pourtant coûteux et extrêmement polluant. Et bien que le projet Astrid, censé relancer la filière des surgénérateurs, ait été abandonné, il n’est pas question de reclasser en déchets les tonnes de plutonium qui s’empilent actuellement à La Hague sous l’étiquette "matière valorisable".

Et bien entendu, alors même que la population est sommée depuis des décennies de réduire ses déchets ménagers, il reste hors de question d’imposer à l’industrie nucléaire une quelconque réduction « à la source » de sa production de déchets radioactifs…

En outre, malgré tous les avertissements exprimés, le gouvernement étudiera des possibilités de dérogation pour la « valorisation » de déchets métalliques faiblement irradiés. Une telle décision ouvre la porte à la dissémination de matières radioactives dans les biens de consommation courante. Nous réaffirmons notre opposition totale à cette dérive, ainsi qu’au projet de « Technocentre » à Fessenheim auquel le gouvernement a apporté son soutien. Nous dénonçons également ce détournement abusif du concept d’"économie circulaire" par une industrie qui ne tourne pas rond : il n’y a rien de vertueux à prétendre "recycler" de telles substances radioactives au risque d’exposer le grand public, et ce juste pour économiser sur leur gestion !

Qu’elles aient boycotté le débat ou y aient participé de manière critique, les associations et collectifs de protection de l’environnement ont été unanimes sur plusieurs points : le refus de projets imposés et l’urgence de mettre fin à la production de déchets radioactifs, ceux-ci étant, par nature, ingérables. En réponse, le gouvernement, sans rien remettre en question, propose d’appliquer à la « gestion » de ces déchets un vernis participatif qui ne trompe personne. Ce n’est pas ainsi que l’on calmera la colère légitime de toutes les personnes qui refusent qu’on leur impose le risque nucléaire.

À traiter la consultation du public de cette manière, le gouvernement peut s’attendre à un boycott encore plus massif au prochain débat. Mais après tout, nous savons que nucléaire n’a jamais rimé avec démocratie et transparence, pour aucun gouvernement que ce soit.

 


Notes :
[1] La formulation employée, au pluriel ("nouvelles capacités d’entreposage de combustible usé") laisse planer le doute : plusieurs installations seraient-elles donc prévues, au lieu d’une seule initialement ?

Chargée de communication :
Charlotte Mijeon - 06 64 66 01 23
Retrouvez ce communiqué sur notre site : https://www.sortirdunucleaire.org/Gestions-des-matieres-et-dechets-radioactifs-une  

Alain UGUEN
26/02/2020 - 15:42:46

 

 

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Info-mail 29/01/2020
Joli petit cadeau en ce début d'année : une étude américaine met en doute la résistance des matériaux qui emballent les déchets radioactifs. Résultat "les modèles actuels ne sont peut-être pas suffisants pour garantir la sûreté du stockage de ces déchets." A quelques mois de sa demande de feu vert pour Cigéo, l'ANDRA nous vendrait de dangereuses certitudes, des assurances gratuites, bref, que du vent ?

ACTUALITE
Stockage géologique : tout repose sur l'emballage des colis de déchets et tout est vite remis en question
Le rapport qui tombe à pic et qui met le doigt là où ça fait mal ! Nouveaux retards en perspective pour l'ANDRA qui assure pourtant que tout est ok ?

VOIR NOTRE COMMUNIQUE > ON ATTEND QUOI POUR TOUT STOPPER ?
http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article964  
Extrait de notre conclusion (...) A ce niveau d'inconséquence financière ou de cynisme politique, on est en droit d'exiger toute la transparence sur un projet qui concerne avant tout un territoire vivant. Sa population a toute légitimité lorsqu'elle conteste ce projet destructeur et demande à participer aux choix en cours et à venir. Elle mérite respect et considération, aux antipodes de l'inquiétante création locale d'une zone de non-droit vantée récemment par l'Andra.

COLLOQUE EUROPEEN
"L'ingérable production des déchets nucléaires - Focus sur le stockage en couche géologique profonde"
Mercredi 5 février 2020, 14h00-18h00, salle ASP5E1, Parlement européen, Bruxelles
Ce colloque international sera l'opportunité de comprendre ce qu'il se passe en France, en Belgique et en Suède, où il subsiste de grandes incertitudes quant à la justification scientifique du stockage, ainsi que de s obstacles à la réalisation de ces projets qui tournent autour des questions d'acceptation politique, juridique, financière et publique.
Vous voulez venir avec nous ? Un bus est prévu au départ de Ligny-en-Barrois.
Pour vous inscrire envoyer les informations suivantes: NOM + PRENOM + DATE DE NAISSANCE + NATIONALITE + N°IDENTITE
A l'adresse suivante: michele.rivasi@europarl.europa.eu.  
Pour s'inscrire au trajet en bus, envoyez un e-mail à Irène Gunepin : gunepin.irene@wanadoo.fr.  

TIENS, TIENS...
"Les élus vent debout contre le GIP Objectif Meuse"
Le GIP et sa légendaire réputation de vannes (financières) ouvertes à tout vent en pleine mutation ? Des élus n'y comprennent plus rien. Quand on vous disait qu'une fois les villages ferrés, les enfouisseurs se moqueraient bien des gens qui y habitent !
LIRE > Article Est Republicain

SOUTIEN
APPEL toujours à solidarité contre la répression et le nucléaire
Pendant que l'Andra essaie -tant bien que mal- de bâtir sa demande de feu vert à Cigéo, plusieurs procès tentent de paralyser la lutte. Votre aide est indispensable pour continuer à assurer la défense des militants confrontés à une campagne de répression hors du commun. Du jamais vu encore dans le cadre de la défense de l'environnement et d'un monde plus juste pour les générations à venir...
Soutenez et relayez cet appel à dons lancé par Cacendr. Un grand merci !

A VENIR >
La CNE (Commission nationale d'évaluation) vient -enfin- présenter son rapport n°13, après avoir posé un lapin fin 2019
Ce sera jeudi 6 février 2020 à Bure à 18h / Salle Bellevue.
Si vous voulez jeter un oeil sur le compte-rendu de la première réunion qui s'est tenue fin novembre 2019 :
il y avait beaucoup de monde, un powerpoint avec le rapport n°13 mais... pas de CNE (problème de bagnole) : c'est par ICI
http://burestop.free.fr/spip/IMG/pdf/retranscription_ag21-11-19.pdf  

Alain UGUEN
30/01/2020 - 07:22:58

 

 

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Nous ne laisserons pas Bure devenir un nouveau Tarnac ! - Appel à soutien et à rassemblement

Alors qu'une nouvelle vague de répression sans précédent touche le mouvement de lutte contre le projet Cigéo et que nous voyons se construire de toute pièce sous nos yeux une nouvelle affaire Tarnac, nous faisons appel à vous pour :
- relayer l'appel à rassemblement partout en France mercredi 27 juin à partir de 19h - plus d'informations prochainement
- signer le communiqué commun que nos associations ont diffusé ce jour

Merci de nous faire connaître d'ici le lundi 25 juin à 14h les démarches de soutien que vous comptez mettre en place et de nous communiquer votre accord pour signer le communiqué commun à l'adresse suivante : soutiensbure@riseup.net.   [merci de préciser le nom de l'orga, collectif, comités etc dans l'objet du mail pour un traitement plus rapide)

Le point en bref sur la situation

Mercredi 20 juin, une nouvelle vague de répression sans précédent touche le mouvement de lutte contre le projet Cigéo. Au moins 11 perquisitions, 8 personnes placées en GAV et des convocations pour audition à la pelle. Les personnes arrêtées ont en commun d'être fortement investies dans la lutte contre le projet Cigéo et ne sont pas ciblées au hasard : avocat de la lutte, membres d'associations historiques, habitants locaux et personnes qui se sont implantées localement.

Les chefs d'accusation qui pèsent sur nos ami.e.s et compagnon.e.s de lutte sont insensés, amalgamant pêle-mêle : association de malfaiteur, violence en réunion, accusation d'avoir "dirigé le black block" au G20 de Hambourg... Ce à quoi rime ce délire, nous le savons trop bien : en réponse aux critiques fondées formulées à l'encontre de Cigéo, à la montée d'une exaspération légitime contre ce projet imposé, les promoteurs du projet n'ont d'autre recours que de saisir n'importe quel prétexte et instrumentaliser des faits isolés pour criminaliser les opposant.e.s. Nous voyons ici se monter sous nos yeux une nouvelle "affaire Tarnac", dont l'objectif est de détourner l'attention des risques réels du projet Cigéo, de construire de toute pièce des suspects et d’affaiblir la lutte ... Surtout, en frappant des personnes fortement impliquées, l’état criminalise celles et ceux qui s’organisent et tente de semer la peur et la division dans les milieux militants.

A l'heure qu'il est plusieurs de nos ami.e.s sont encore en GAV et nous ne savons pas si ils et elles seront ou non libérées.

En réponse à cette construction politique et policière délirante, nous réaffirmons notre unité et notre solidarité. N'en déplaise aux promoteurs de Cigéo, notre mouvement ne se laissera pas écraser ainsi et nos associations ne plieront pas par peur d'être les prochaines sur la liste.

Communiqué de soutien à faire circuler et à signer par vos collectifs, associations, comités de soutien, organisations...

Communiqué commun - Réseau "Sortir du nucléaire", Bure Zone Libre, BureStop55, Cedra 52, EODRA, ACDN- 22 juin 2018
Nous ne laisserons pas Bure devenir la nouvelle affaire Tarnac !

Ce mercredi 20 juin, le mouvement d’opposition au projet Cigéo à Bure a été frappé par la vague de répression la plus massive que nous ayons jamais connue en plus de 20 ans de lutte. 11 lieux militants, lieux de vie et lieux de travail ont été perquisitionnés, des portes ont été défoncées sans sommation, des militants jetés à terre et menottés, des intimités ont été violées, du matériel et des documents personnels et militants ont été embarqués. 10 personnes de notre mouvement ont été arrêtées. À l’heure où nous écrivons, plusieurs sont encore en garde à vue et nous ne savons pas si elles vont être libérées ou placées en détention.

Militant.e.s membres des associations ou sans-étiquette, investi.e.s de longue date ou ayant récemment fait le choix de s’installer sur le territoire pour y vivre : dans leur diversité, les personnes arrêtées ont en commun un fort engagement contre le projet Cigéo. Parmi elles, on compte également un avocat de la lutte, qui assistait nombre de militant.e.s. Son bureau a été perquisitionné, suite à quoi il a été arrêté : or comme l’ont rappelé 50 de ses confrères, cette arrestation porte atteinte au droit de défendre et d’être défendu. Il s’agit donc d’un acte extrêmement grave.

Les chefs d’accusation qui pèsent sur nos ami.e.s sont insensés, amalgamant pêle-mêle : association de malfaiteurs, violence en réunion, accusation d’avoir "dirigé le black block" au G20 de Hambourg... Nous savons trop bien à quoi rime ce délire : en réponse aux critiques fondées formulées à l’encontre de Cigéo, à la montée d’une exaspération légitime contre ce projet imposé, les promoteurs du projet n’ont d’autre recours que de saisir n’importe quel prétexte et instrumentaliser des faits isolés pour criminaliser les opposant.e.s. Nous voyons ici se monter sous nos yeux une nouvelle "affaire Tarnac", dont l’objectif est de détourner l’attention des risques réels du projet Cigéo, de construire de toute pièce des suspects et d’affaiblir la lutte. En s’attaquant à des personnes engagées, l’État criminalise celles et ceux qui s’organisent et tente de semer la peur et la division dans les milieux militants.

En réponse à cette construction politique et policière délirante, nous réaffirmons notre unité et notre solidarité. N’en déplaise aux promoteurs de Cigéo, notre mouvement ne se laissera pas écraser ainsi et nos associations ne plieront pas par peur d’être les prochaines sur la liste.

Nous constatons qu’il n’est pas anodin que ce coup de force survienne précisément maintenant, quelques jours après la plus grande manifestation contre Cigéo survenue à Bar-le-Duc depuis une douzaine d’années, marquant un renouveau du soutien populaire à l’opposition à ce projet qui révèle de jour en jour son infaisabilité. Alors même que des ateliers devaient avoir lieu cette semaine à Bure pour ancrer la mobilisation dans la durée. Si cette mobilisation - qui prend de l’ampleur - gêne, c’est bien que le gouvernement est aux abois ! L’État réprime aujourd’hui ce qu’il a tenté d’étouffer pendant des années.

Il n’est pas anodin non plus que la répression frappe alors que la filière nucléaire est en pleine déconfiture, les failles de Cigéo ne faisant que s’ajouter aux retards de l’EPR de Flamanville et aux difficultés économiques d’EDF, qui poursuit sa fuite en avant et refuse de fermer des réacteurs.

Enfin, cette vague répressive survient alors que le gouvernement, suite à l’expulsion du Bois Lejus et à la vague d’émotion qu’elle a suscitée, a annoncé de nombreuses "consultations" et un débat sur les déchets radioactifs à l’automne. De qui se moque-t-on ? Qui peut prétendre que les conditions du débat sont réunies, alors que des personnes fortement impliquées contre Cigéo sont jetées en garde à vue pendant des jours et blessées dans les manifestations ?

Nous ne nous laisserons pas intimider. Nous appelons toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans cette lutte à dénoncer cette répression et à ne pas être dupes des discours du gouvernement.

Nous appelons d’ores et déjà à des rassemblements de protestation et de solidarité mercredi prochain 27 juin dans toute la France à partir de 19h pour soutenir nos ami.e.s, les modalités pratiques seront précisées au fur et à mesure.

La répression ne nous fera pas taire, nous sommes solidaires !

Déchets radioactifs : ni à Bure, ni ailleurs. Ne pas enfouir, arrêter d’en produire !

On ne nous atomisera jamais !

Retrouvez ce communiqué sur notre site : http://www.sortirdunucleaire.org/Nous-ne-laisserons-pas-Bure-devenir-la-nouvelle  


Alain UGUEN
26/06/2018 - 08:56:32

 

 

 

 

Communiqué de presse commun du Réseau "Sortir du nucléaire", France Nature Environnement, MIRABEL-Lorraine Nature Environnement et BureStop55 - 14 mars 2018
Le Conseil d'État se penchera le 19 mars sur le coût de la gestion à long terme des déchets radioactifs
Les cadeaux à l'industrie nucléaire aux frais des contribuables doivent prendre fin !


En janvier 2016, Ségolène Royal avait fixé arbitrairement le coût de la gestion à long terme des déchets radioactifs de haute et moyenne activité à vie longue à 25 milliards d’euros, soit un montant inférieur à près d’un tiers à celui évalué par l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra).

Le Réseau “Sortir du nucléaire“, France Nature Environnement, MIRABEL-Lorraine Nature Environnement et BureStop55 ont attaqué cet arrêté adopté par complaisance envers les producteurs de déchets. Alors que le Conseil d’État doit examiner l’affaire le 19 mars 2018, les associations exigent que la vérité soit dévoilée sur les coûts réels du projet Cigéo et de la gestion des déchets radioactifs.
Le mauvais feuilleton des coûts cachés de Cigéo

Alors que Cigéo constitue l’un des plus gros projets industriels d’Europe, pendant des années, aucune évaluation actualisée de ses coûts n’a été rendue publique par l’Andra ni par l’État. Le débat public de 2013 s’est ainsi déroulé alors que n’était versée au dossier qu’une estimation de 16,5 milliards d’euros que tout le monde savait obsolète. Dans le même temps, des travaux de la Cour des comptes laissaient supposer que le coût réel dépassait les 40 milliards d’euros.

En janvier 2016, après avoir dû saisir la Commission d’Accès aux Documents Administratifs, le Réseau “Sortir du nucléaire“ a pu obtenir la publication d’un document de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) commentant l’évaluation du coût de la gestion à long terme des déchets radioactifs par l’Andra. Cette dernière chiffrait ce coût à 34,5 milliards d’euros [1], un montant que l’ASN jugeait bien optimiste [2].

Quelques jours plus tard, les exploitants nucléaires (EDF, Areva et le CEA) publiaient leur propre évaluation, d’un montant de 20 milliards d’euros seulement. Censés provisionner pour la gestion des déchets radioactifs qu’ils produisent et embourbés dans leurs difficultés économiques, ils souhaitaient avant tout éviter de grever leurs budgets déjà fragilisés et de faire plonger encore plus leurs actifs en bourse… quitte à mentir sur les coûts réels de cette gestion !

Mais plutôt que de prendre acte de l’évaluation de l’Andra et des dérives quasi systématiques des coûts de tels grands projets, Ségolène Royal, alors ministre de l’écologie, a effectué un véritable cadeau aux producteurs de déchets radioactifs. Le 15 janvier 2016, elle a ainsi fixé par arrêté le « coût objectif » de la gestion à long terme des déchets radioactifs à 25 milliards d’euros, un montant inférieur à près d’un tiers à celui déterminé par l’Andra !
Coût minimisé et provisions insuffisantes : la France est dans l’illégalité

Le 3 mars 2016, le Réseau “Sortir du nucléaire“, France Nature Environnement, MIRABEL-Lorraine Nature Environnement et BureStop55 ont attaqué devant le Conseil d’État cet arrêté ministériel.

En effet, cette évaluation mensongère entraîne des conséquences lourdes. Le « coût objectif » fixé par le gouvernement sert de base pour fixer le montant des provisions constituées par les producteurs de déchets radioactifs. Faute de moyens, l’Andra ne risque-t-elle pas de développer un Cigéo « low-cost » encore plus dangereux que le projet actuel ? In fine, il y a de fortes raisons de penser que c’est encore une fois le contribuable qui devra payer, de sa personne et/ou de sa poche.

Cette sous-estimation constitue une violation de la règlementation européenne, qui impose aux États membres de se doter d’un cadre garantissant que des ressources financières suffisantes soient disponibles le moment venu pour la gestion de leurs déchets radioactifs. Et cette vision court-termiste est d’autant plus grave que les provisions déjà constituées par EDF sont placées en bourse et que le taux d’actualisation choisi reste extrêmement optimiste [3].

Par ailleurs, les dernières observations de l’ASN sur le dossier d’option de sûreté de Cigéo vont induire de longues et laborieuses recherches qui ne pourront que renchérir les coûts (ne serait-ce que pour la question des déchets bitumineux).
Cigéo : dangereux et impossible à financer

Quelle que soit l’option de gestion finalement retenue pour la gestion des déchets radioactifs, il est inacceptable de se décharger de son financement sur les générations futures en ne garantissant pas la constitution de provisions suffisantes.

Mais cette affaire illustre, dans tous les cas, l’impasse que constitue Cigéo : non content de présenter de graves failles de sûreté, est-il tout simplement financièrement réalisable ? Rappelons que les fragiles provisions constituées [4] ne permettent pas, à l’heure actuelle, de financer beaucoup plus que la « phase pilote » du projet. Une fois cette phase pilote construite, il ne resterait probablement plus assez de financements pour compléter le projet… ni pour se rabattre sur un plan B s’il virait au fiasco, comme d’autres sites d’enfouissement avant lui !

Cette affaire sera examinée par le Conseil d’État le lundi 19 mars 2018, à 14h. Les associations espèrent vivement que ce procès permettra de mettre sur la table la question du véritable coût de ce projet imposé et de la gestion des déchets radioactifs en général.

Alors que, le même jour, débute le débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie, cette affaire devrait rappeler une évidence : pour ne pas accroître encore le fardeau démesuré que l’industrie nucléaire fait peser sur les générations futures, il faut tarir la production de ces déchets ingérables en commençant dès maintenant à fermer des réacteurs.

Les associations tiendront un point presse devant le Conseil d’État à partir de 13h30.

Contacts presse :

Pour le Réseau “Sortir du nucléaire“ :

Marie Frachisse – 07 62 58 01 23

Pour France Nature Environnement :

Arnaud Schwartz – 06 74 59 40 34

Dossier juridique : http://www.sortirdunucleaire.org/Bure-arrete-ministeriel-cout-Cigeo  



Notes :

[1] Soit 32,8 milliards pour les coûts de possession, plus 1,7 milliards d’autres dépenses.

[2] En particulier, l’ASN relevait les points suivants :


- l’Andra ne prenait en compte les coûts de recherche que jusqu’en 2034 ;

- elle ne prenait pas en compte une évolution possible de l’inventaire des déchets destinés à Cigéo (avec notamment une possible prise en compte des combustibles usés) ;

- elle se basait sur une vision très restrictive de la « réversibilité », avec des alvéoles fermées au bout de 10 ans seulement alors que la loi votée en 2016 a finalement fixé cette durée à 100 ans ;

- L’ASN évoque également des coûts de génie civil calculés de manière « particulièrement optimiste » et une intégration d’aléas positifs jugée peu prudente.

[3] La Commission Nationale d’Évaluation, dans son rapport de novembre 2017, alerte notamment sur ce point et recommande « de veiller à ce que les taux d’actualisation choisis préservent au mieux l’équité intergénérationnelle ».

[4] Celles-ci représentent respectivement 7 milliards d’euros pour EDF, 0,765 pour Areva et 1,9 pour le CEA.

Réseau "Sortir du nucléaire"
15/03/2018 - 06:34:47

 

 

 

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Communiqué de presse - 22 février 2018

Expulsion en cours dans le Bois Lejus
La "concertation" selon le gouvernement !

Le Réseau “Sortir du nucléaire“ dénonce fermement l’opération d’expulsion en cours dans le Bois Lejus, près de Bure, où des militant.e.s occupent la forêt pour empêcher sa destruction par l’Andra..

Cette expulsion, menée par une centaine de gendarmes, survient le jour même de la visite de Sébastien Lecornu en Meuse et Haute-Marne : voilà donc la conception du « dialogue » et de la « concertation » du gouvernement, qui impose un projet par la force, faisant fi d’une contestation large et justifiée ! Comment Nicolas Hulot, qui prétendait « qu’on ne pouvait pas imposer un projet comme ça par la force », compte-il justifier cette opération ?

 

Cette opération de police est profondément révoltante, alors même que les failles techniques de CIGÉO sont de notoriété publique : risque d’incendie souterrain, impossibilité d’intervenir et récupérer les déchets en cas d’accident, rejets en surface considérables… Plutôt que d’écouter une contestation légitime, le gouvernement a choisi de donner des gages à quelques élus aveuglés par les subventions promises pour faire accepter le projet. Il a souhaité conforter une agence d’État qui met en danger les citoyens et a procédé à des travaux illégaux dans le Bois Lejus, dont la propriété est toujours contestée. Cette démonstration de force ne fera pas taire la contestation. Aux côtés des militant..e.s et associations locales, le Réseau “Sortir du nucléaire“ appelle à la constitution de comités de soutien partout en France et relaie l’appel à des rassemblements devant les préfectures ce soir à 18h. Les militant.e.s qui le peuvent sont invité.e.s à converger vers Bure.
Contact presse : Charlotte Mijeon
Retrouvez ce communiqué sur notre site : http://www.sortirdunucleaire.org/Expulsion-en-cours-dans-le-Bois-Lejus  

Le Réseau “Sortir du nucléaire“
22/02/2018 - 10:10:26

 

 

 

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Lubrizol mis en examen La marque DEMETER contre-attaque