Le site photo de Jean-Jacques MILAN


Powered by X-Recherche

 

Abeilles  -  Actionnaires  -  Additif alimentaire  -  Aedes albopictus  -  AFEP  -  Agences régionales de santé  -  Âge pivot  -  Agriculture bio  -  Alstom  -  Amandes  -  Amazon  -  ANDRA  -  Anonymat  -  ANSM  -  Arnaques  -  Aspartame  -  Association Française des Malades de la Thyroïde (AFMT)  -  Assurance vie  -  Attal  -  Automobile  -  La Barthelasse  - Nicole Belloubet  -  BLACKROCK  -  Blaireau  -  Blasphème  -  Élisabeth Borne  -  Bruno Le Maire  -  Bure  -  Agnès Buzyn  -  Camembert  -  Capitalisme  -  Cellule Demeter  -  Censure  -  Centrale nucléaire  -  Certification  -  Chasse  -  Les chiats et leurs propriétaires -  Chine  -  Chloroquine  -  Cigéo  -  Climat  -  Clochemerle en France  -  Compteur Linky  -  André Comte-Sponville  -  Confédération paysanne  -  Confinement  -  Conflit d'intérêts  -  Congé pour la perte d'un enfant  -  Conquis sociaux  -  Conseil d’État  -  Conseil de l'Ordre des Médecins  -  Conseils de prud'hommes  -  Contrat de travail  -  Copyright  -  Coronavirus  -  Courage  -  Cours d'eau  -  Crise financière  -  Ambroise Croizat  -  Alain Damasio  -  Gérald Darmanin  -  DASRI  -  Déchets hospitaliers  -  Déchets nucléaires  -  Jean-Paul Delevoye  -  Deliveroo  -  Démarchage téléphonique  -  Demeter  -  Démocratie  -  Gilbert Deray  -  Didier Desert  -  Dioxyde de titane  -  Dividendes  -  Djihad  -  E 171  -  Empreinte carbone  -  Épargne  -  Espèces envahissantes  -  Espèces menacées  -  Espérance de vie en bonne santé  -  État islamique  -  États-Unis  -  Faillite  -  Fake news  -  Fièvre  -  FNSEA  -  Fonds de pension  -  François Salachas  -  Frontex  -  Gaz lacrymogènes  -  Gaza  -  Gendarmerie nationale  -  Gilead  -  Glyphosate  -  Jane Goodall  -  Google  -  Greenpeace  -  Grippe  -  Benjamin Griveaux  -  Didier Guillaume  -  Hara-Kiri n° 73  -  Jean-Marie Harribey  -  Hôpital public  -  Soigner un hérisson  -  Hydroxychloroquine  -  IHU  -  Infiltrés  -  Inondations  -  Inovalys  -  INSEE  -  Internet  -  Investissements -  ISDS  -  Islam  -  Israël  -  Jérusalem  -  Justice  -    Justice d'exception  -  Laboratoire P4  -  Lactalis  -  Lait cru  -  Laïcité  -  Larry Fink  -  Légion d'honneur  -  Lévothyrox  -  Yves Lévy  -  Libération  -  Liberté de la presse  -  Libertés publiques  -  Ligue de protection des oiseaux  -  Loi Avia  -  Lois scélérates  -  Lubrizol  -  Luxfer  -  Emmanuel Macron  -  Mahjoubi  -  Malbouffe  -  Masques  -  Medef  -  Médias  -  Mediator  -  Médicaments  -  Médicaments orphelins  -  Merck  -  Migrants  -  Mila  -  Moustique-tigre  -  Mutilations génitales  -  Nationalisation  -  Néonicotinoïdes  -  Normandie  -  Obama nungara  -  OMS  -  Onze septembre  -  Or  -  Oxygène  -  Palestine  -  Pandémie  -  Paracétamol  -  Parti communiste français  -  Muriel Pénicaud  -  Pensée politique  -  Pensions  -  Pénurie de médicaments  -  Perte de poids  -  Pesticides  -  Plantes médicinales  -  Plaquenil  -  Edwy Plenel  -  Police aux frontières  -  Pollution  -  Porc contaminé  -  Pouvoir d'achat  -  Privatisations  -  Prostate  -  Prud'hommes  -  Publicité  -  Adrien Quattenens  -  Radioactivité  -  Didier Raoult  -  Rats  -  Recherche médicale  -  Réforme des retraites  -  Religions  -  Remdesivir  -  Réseaux sociaux  -  Respirateurs artificiels  -  Ressources en eau  -  Retraites  -  Fabien Roussel  -  Geoffroy Roux de Bézieux  -  François Ruffin  -  Ségolène Royal  -  Jérôme Salomon  -    Santé naturelle  -  Sécurité sociale  -  Gérard Simler  -  George Soros  -  Steve, la faute du pouvoir  -  Sucre  -  Tchernobyl  -  Test Covid-19  -  Greta Thunberg  -  Thyroïde  -  Total  -  Tourisme  -  Tourterelle des bois  -  Travail dissimulé  -  Tricastin  -  Vaccins  -  Ventes d'armes  -  Olivier Véran  -  Voyage  -  Wuhan  -    

 

 

Fouillez donc dans ce joyeux désordre et n'hésitez pas à me faire part de vos pensées intimes !

 

Non, nous ne sommes pas en guerre

03/17/2020

La lettre alternatif bien-être

 

Rodolphe Bacquet, 18 mars 2020

 

 

 

 

 

 

Non, nous ne sommes pas en guerre

 

Chers amis,

 

Je suppose que, comme moi, vous vous souvenez précisément de ce que vous faisiez au moment des attentats du 11 septembre 2001, l’endroit où vous vous trouviez, avec qui vous étiez.

 

Dans vingt ans, nous nous souviendrons tout aussi nettement de ce 16 mars 2020 où, en quelques heures, pour freiner la contagion exponentielle d’un virus :

  • nous nous sommes enfermés à double tour pour une durée indéterminée ;

  • il s’est vendu en 48h autant de pâtes alimentaires qu’en un an[1] ;

  • circuler dans la rue sans dérogation ni « raison valable » est devenu passable d’une amende de 135 à 375 euros ;

  • un président de la république a asséné à plusieurs reprises à la télévision que nous étions « en guerre ».

Je comprends l’intention du président et de ses conseillers.

 

Mais, peut-être comme moi, ces propos ont sonné faux à vos oreilles.

 

Oui, nous vivons une crise sanitaire exceptionnelle. Mais non, nous ne sommes pas en guerre.

 

À mon sens, ce discours martial qui a marqué les consciences peut à terme faire plus de mal que de bien.

 

 

Une initiative compréhensible, mais si maladroite !

 

Je me trouvais chez la célèbre naturopathe Anne Portier lorsque le président a parlé lundi soir.

 

Nous avons assisté à cette communication importante ensemble, partagés entre la gravité de la situation et le malaise de cette répétition : « nous sommes en guerre ».

 

Je suis rentré chez moi le lendemain (hier donc), juste après avoir posté la vidéo où elle partage avec vous ses solutions de naturopathe dans la crise actuelle.

 

J’ai eu la confirmation que la confusion entre mesures de sécurité et abus d’autorité pouvait (allait) devenir notre quotidien quand j’ai appris que l’une des filles d’Anne Portier avait été arrêtée par la police en début d’après-midi parce qu’elle avait voulu emmener jouer ses deux jeunes enfants au bord d’une rivière où ne passe jamais personne.

 

Comprenez-moi bien, je comprends l’idée derrière ces mesures. Et je pense que les gouvernements ont raison d’organiser le confinement.

 

Depuis mon retour, je me suis confiné moi-même, comme tout le monde. Avec ma femme, mes trois jeunes enfants (dont le plus jeune a à peine un an) et notre chat.  

 

Les cas de contagion ont désormais une courbe de croissance exponentielle dans notre pays, comme dans d’autres pays d’Europe.

 

Vu la virulence du Covid-19, mais aussi vu le fait que le « mode de contagion » du virus reste encore mal compris (on vient d’apprendre que le virus pouvait survivre trois heures à l’air libre contrairement à ce que l’on pensait jusqu’ici[2]), le seul moyen à notre portée pour « casser » cette courbe, c’est de limiter les contacts au maximum.

 

C’est la façon dont est organisé le confinement chez nous qui pose problème.

 

Pour trois raisons.

 

 

Celles et ceux qui ont connu la guerre savent ce que c’est – et ça n’est pas ça

 

La première raison est morale.

 

Je n’ai pas connu de guerre et espère n’en jamais connaître.

 

Mais je garde un souvenir impressionnant des récits de mes grands-parents, qui ont connu la dernière guerre mondiale, et d’un oncle qui a connu la guerre d’Algérie.

Parler de « guerre » avec autant de facilité, c’est insultant pour les personnes qui l’ont connue et en ont été marquées dans leur chair.

 

C’est également insultant pour ceux qui sont en ce moment réellement en guerre : en Syrie, au Darfour, au Yémen etc.

 

En temps de guerre, le repas de demain est incertain… si par bonheur on a pu manger le jour-même. Les denrées alimentaires sont rationnées quand elles sont disponibles.

 

En temps de guerre, les stocks des supermarchés ne sont pas renouvelés.

 

En temps de guerre, nos appartements et maisons sont menacés : ils peuvent être bombardés, réquisitionnés par les forces militaires de notre pays. Ils peuvent disparaître à la moindre alerte aérienne.

 

En temps de guerre, mettre le nez dans une rue désertée peut nous coûter la vie – pas une amende.

 

En temps de guerre, chaque famille est brutalement séparée et traumatisée par la mobilisation générale – pas invitée à rester chez elle à faire l’école à ses enfants, à lire des livres ou regarder des films, à continuer de travailler à distance.

 

Mes amis, nous ne sommes pas en guerre.

 

Nous sommes en confinement sanitaire, rien de plus.

 

Une autre différence entre le temps de guerre et le moment que nous vivons rend cette comparaison obscène et contre-productive.

 

Voici laquelle.

 

 

Un « ennemi » que les gouvernements n’ont pas su anticiper

 

Emmanuel Macron n’est pas le premier président à parler de « guerre » face à une maladie.

 

Vous vous rappelez peut-être le texte que j’ai consacré, il y a quelques mois, aux terribles désillusions de la « guerre contre le cancer ».

 

C’est un autre président, l’Américain Richard Nixon, qui avait proclamé cette guerre en 1971.

 

Cette "guerre", vous le savez, n’a jamais été remportée et aujourd’hui les cas de cancers battent tous les records.

 

Face aux maladies graves il semble que la plupart des gouvernements ne réfléchissent qu’en termes d’attaques, de contre-attaques, de défaites, et de victoires, comme face à un ennemi classique.

 

C’est noir, ou blanc.

 

Mais une maladie n’est pas un « ennemi » - ni même un « ennemi invisible » comme le dit monsieur Macron[3].

 

Un ennemi a pour but de nous soumettre, ou de nous tuer. C’est lui ou nous.

 

Le Covid-19 n’a ni l’intention de nous soumettre, ni celle de nous tuer.

 

 

Le Covid-19 est une catastrophe.

Et c'est une catastrophe naturelle.

 

Il s’apparente en cela au tsunami asiatique de 2004 qui avait fait 220 000 morts, au tremblement de terre en Haïti qui a tué 280 000 personnes en 2010, ou à la canicule de 2003 qui avait fait 70 000 morts en Europe.

 

Ce que je veux vous dire, c’est que le Covid-19 révèle avant tout les faiblesses de notre société et son manque de prévoyance.

 

Avec le Covid-19 ce sont l’absence d’anticipation de nos gouvernements, le manque de moyens de nos hôpitaux qui sont, d’abord, responsables de la propagation du virus. Oui, ce virus est sérieux et inédit par sa virulence. Mais il agit comme l’étincelle qui a mis le feu... à des poudres répandues et accumulées depuis des décennies.

 

Nous ne vaincrons pas le Covid-19, qui va de toute façon muter et revenir, un jour, sous une autre forme. Comme tous les virus de sa catégorie. Je rappelle à ce propos que nous n’avons jamais gagné la guerre contre la grippe saisonnière, qui fait entre 290 000 et 650 000 morts par an malgré les vaccins censés la combattre.

 

En revanche, nous pouvons – nous devons – nous en protéger, apprendre à le maîtriser pour qu’il fasse le moins de dégâts possibles.

 

C’est ce que nous essayons de faire avec ce confinement, qui doit se doubler d’un effort de chacun, dans le calme et la confiance, pour renforcer son immunité.

 

 

Nous n’avons pas besoin de panique et d’anxiété, mais de calme et de retenue

 

Comme au football, Emmanuel Macron a marqué contre son camp lundi soir. Il a voulu marquer les esprits et produire un électrochoc pour faire rentrer les Français dans le rang.

 

Ce faisant il a surtout, selon moi, alimenté la peur – la peur d’attraper la maladie, la peur de manquer, la peur de l’avenir, la peur de l’autre.

 

Infliger aujourd’hui des amendes aux gens qui sortent de chez eux, je trouve donc cela lamentable.

Il faut un sacré culot pour faire un procès en irresponsabilité à une population toute entière quand l’État avait tous les moyens de se préparer à une telle crise depuis quinze ans (voir mon message « Cours d’auto-défense contre le coronavirus »)…

 

Vous ne devez surtout pas vous « faire avoir » par le discours infantilisant que tiennent les autorités aujourd'hui. Nous n’avons pas besoin de ces scènes de panique ni de ce climat anxiogène que le gouvernement, en postant policiers et militaires au coin de chaque pâté de maison, entretient.

 

Nous avons au contraire besoin de nous débarrasser de nos peurs : celle de la maladie, celle de manquer, celle de l’autre.

 

Encore une fois, regardez la vidéo que je vous ai envoyée hier avec Anne Portier : elle explique bien l’effet délétère que provoque la peur d’une maladie… et ça c'est précieux en ce moment.

 

Nous avons besoin de calme, de pensées positives, et surtout de solutions à notre portée et efficaces, tout en restant à la maison. 

 

Partager avec vous les outils dont je dispose pour cela, vous le savez, est l’une des missions que je me suis fixées, pour vous, durant cette période.

 

C’est ce que je vais continuer à faire en vous envoyant mes meilleurs conseils liés à l’immunité et les manières naturelles de l’augmenter.

 

Demain j’ai une petite surprise : je vous enverrai une vidéo pour vous relaxer et prendre soin de votre corps. Nous en avons tous bien besoin.

 

À demain et portez-vous bien,

 

Rodolphe

 

 

P.S. : Je repense avec tristesse à la façon dont notre hôpital public faisait parler de lui, il y a exactement un an. Le 18 mars 2019 avait eu lieu la première journée de grève dans des hôpitaux publics en France, demandant une sorte de « Plan Marshall » pour l’hôpital, incluant plus de moyens, financiers, matériels et humains. La réponse du gouvernement ? Quelques primes accordées aux personnels soignants. Si Agnès Buzyn et Emmanuel Macron avaient, à l’époque, pris la mesure de l’état de l’hôpital public français, nous n’en serions pas à ce niveau de saturation des effectifs et dispositifs face à la crise.

P.S.2 : J’apprends que le conseil des ministres, réuni ce mercredi, a voté un texte d’état d’urgence sanitaire qui « prévoit notamment la restriction de certaines libertés », selon l’AFP, donnant « pouvoir au premier ministre de prendre (…) les mesures générales limitant la liberté d’aller et venir, la liberté d'entreprendre et la liberté de réunion et permettant de procéder aux réquisitions de tout bien et services nécessaires afin de lutter contre la catastrophe sanitaire[4] ». Nous sommes loin de tout objectif de rassurer la population.

 

 

[1] France info, journal de 18h, 17 mars 2020

 

[2] « Aerosol and Surface Stability of SARS-CoV-2 as Compared with SARS-CoV-1 » Dr. van Doremalen, Mr. Bushmaker, Mr.Morris – Disponible sur : https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMc2004973?query=featured_home

 

[3] Même si, ironiquement, l’Elysée avait les moyens de le voir venir, vus les rapports alarmistes du CNRS qui se sont accumulés sans jamais être pris en compte (voir ma lettre de samedi consacrée à Bruno Canard).

[4] « Coronavirus : l’exécutif veut instaurer un état d’urgence sanitaire » Le Figaro avec AFP – Disponible sur : https://www.lefigaro.fr/politique/coronavirus-le-gouvernement-veut-autoriser-la-declaration-d-un-etat-d-urgence-sanitaire-20200318

 

 

 

Source :  https://alternatif-bien-etre.com/developpement-personnel/bien-etre/non-nous-ne-sommes-pas-en-guerre/#sources01?base=647&campaignId=1097568&segmentId=1107868&shootId=1143268

Pénurie de masques Face à l’épidémie, l’hôpital public a besoin de moyens tout de suite