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Fouillez donc dans ce joyeux désordre et n'hésitez pas à me faire part de vos pensées intimes !

 

Hôpital public : le déni de Martin Hirsch

04/26/2020

Il y a quelques jours, le directeur de l'AP-HP Martin Hirsch donnait une interview à BFM TV, en multipliant les éléments de langage tout en omettant de parler des véritables causes de la destruction de l'hôpital public - à laquelle il a largement participé.

 

Yann Diener, Charlie Hebdo, 27 avril 2020

 

 

Directeur général de l’AP-HP depuis 2013, Martin Hirsch vient de donner une interview à BFM-TV (le 21 avril). Vingt longues minutes d’éléments de langage très compacts, c’est très gênant. Tendu, Martin Hirsch s’exprime dans une langue compassée. Il déroule son plan com’ pour tenter de sauver son poste et sa carrière. Il tient à dire que lui aussi a souffert : au plus fort de la crise, il avait « la boule au ventre ».

 

Martin Hirsch passe cet entretien publicitaire à tenter de se dédouaner, à dire que l’hôpital a tenu, que les soignants ont été formidables.

 

Comme à son habitude, il oppose son langage administratif et ses motivations politiques à la réalité clinique : il affirme qu’à l’AP-HP, on n'a jamais manqué de lits de réanimation, et qu’il n’y a pas eu de tri de patients… en tous les cas, qu’aucune consigne de tri n’a été donnée. Martin Hirsch ne fait donc aucun cas de ce que disent les soignants, comme par exemple André Grimaldi, Professeur à la Pitié-Salpêtrière, qui a déclaré : « On s’est trouvé totalement démunis face à l’épidémie de coronavirus en raison d’un choix politique, qui a été de traiter la médecine et la santé comme un marchandise comme une autre. Avec un souci de rentabilité immédiate. »

 

Martin Hirsch ne parlera pas de cette politique qu’il met pourtant en œuvre depuis qu’il occupe ce poste. Il veut bien admettre – avec un sourire encore plus discordant – que les soignants manquent encore de blouses, mais il soutient qu’il n’y a pas vraiment de problèmes de protection : il applique les mêmes éléments de langage que le Président et que le Premier ministre : « On a fait face ». Aucune remise en question, aucune reconnaissance de sa responsabilité. Martin Hirsch promet tout de même de faire des efforts pour « mieux rémunérer et mieux organiser » à l’avenir. Et le très gentil journaliste ne lui pose pas de questions qui fâchent vraiment : ils passent tous les deux très vite sur les manifestations et les revendications des soignants depuis plus d’un an – Martin Hirsch les appelle «  les protestataires ».

 

Aucune question sur ce qui a sinistré l’hôpital public. Alors que Martin Hirsch participe allègrement depuis 2013 à la transformation de l’hôpital public en une entreprise, en enlevant aux soignants toute marge de manœuvre, toute capacité de décision sur leurs pratiques. Le gentil journaliste ne rappelle pas à Martin Hirsch son mépris constant face aux demandes des soignants : il répondait à coup de plans sociaux et de « mutualisation des moyens ». Il demandait chaque jour aux médecins combien ils avaient rapporté, il ne leur demandait pas combien il leur fallait d’infirmières pour pouvoir s’occuper décemment des patients.

 

Alors quand on est soignant, c’est simplement écœurant de l’entendre aujourd’hui dérouler ces mensonges : c’est de cette novlangue que crève l’hôpital.

 

Sur la vidéo de l’interview, on peut voir derrière Martin Hirsch une belle photo des coursives de l’Hôtel-Dieu, l’hôpital symbole de l’Assistance publique depuis des siècles, que l’AP-HP vient de vendre à un promoteur immobilier pour le transformer en partie en galerie marchande de luxe. Aujourd’hui que le directeur général de l’AP-HP essaye de se raccrocher aux branches, il promet de créer à l’Hôtel-Dieu un musée-hommage aux soignants. Comme ça c’est clair : pour Martin Hirsch, l’hôpital public a sa place au musée. ●

 

« Pour le déconfinement, je rêve d’un carnaval des fous, qui renverse nos rois de pacotille » État français : il était risqué, il devient dangereux